Plus de 180 000 enfants en Suède ont au moins un parent endetté ou en cours de restructuration de dettes auprès de l’autorité suédoise d’exécution, selon les nouvelles statistiques de l’autorité. Cela représente une augmentation de 4 % par rapport à la même période l’année dernière.

Dans le même temps, seules certaines familles vulnérables sont incluses dans les statistiques, souligne Reza Saleh Baars, chef de section pour les activités préventives de Kronofogden.

– Nous avons remarqué que de plus en plus de personnes nous contactent et s’inquiètent pour leurs finances, ce qui est souvent lié à l’augmentation des coûts dans la société », dit-elle.

– Mais nous savons aussi qu’il y a beaucoup plus de personnes qui vivent dans des familles avec une marge financière très faible, mais qui n’ont pas de dettes auprès de nous. Nous suivons donc cela de très près.

Les problèmes peuvent être particulièrement graves pendant les vacances d’été, lorsque certains enfants sont contraints de renoncer à des activités avec leurs amis en raison de la situation financière de la famille.

Reza Saleh Baars espère que ces statistiques inciteront davantage de parents à parler à leurs enfants de la situation financière de leur famille.

– Nous sommes en contact avec de nombreuses familles et nous constatons qu’il y a une énorme honte et que beaucoup ne savent pas comment en parler à leurs enfants », déclare Reza Saleh Baars.

Bris (Children’s Rights in Society), qui travaille depuis plusieurs années avec l’autorité suédoise chargée de l’application des lois pour soutenir les enfants vulnérables, a également remarqué que les temps étaient plus durs.

– Nous constatons une certaine augmentation des conversations sur les problèmes financiers. Mais nous constatons également, d’après le contenu des conversations, qu’il y a eu une différence au cours des six derniers mois environ », déclare Marie Angsell, assistante sociale à Bris.

Certains enfants sont inquiets qu’eux-mêmes ou leurs frères et sœurs ne puissent pas manger à leur faim maintenant qu’ils ne reçoivent plus de nourriture à l’école. Un autre enfant a demandé quel âge il fallait avoir pour travailler, pour aider la famille à gagner de l’argent.

Bris a investi davantage dans sa ligne d’assistance pour l’été et s’attend à recevoir un grand nombre d’appels concernant des problèmes financiers, entre autres.

– Mais il peut être bon de parler de toutes sortes de choses. Nous constatons, par exemple, que les enfants s’abstiennent de parler à leurs parents d’autres problèmes pour ne pas les accabler davantage », explique Marie Angsell.

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