Le rapport sur l’état du climat mondial en 2022 porte sur la température, la chaleur des océans et l’élévation du niveau de la mer, l’acidification, la fonte des glaciers et les phénomènes météorologiques extrêmes. Des informations sur les impacts socio-économiques, tels que la sécurité alimentaire et les migrations, sont également incluses.

En 2022, des inondations, des vagues de chaleur et des sécheresses catastrophiques ont touché de vastes régions du monde, selon le rapport. Les conséquences de ces changements ont coûté des milliards de dollars aux pays.

Les océans et l’air gravement touchés

La chaleur et l’acidité des océans ont atteint des niveaux record, tandis que la glace de mer de l’Antarctique et les glaciers des Alpes européennes ont atteint des niveaux historiquement bas. Le niveau de la mer et la quantité de dioxyde de carbone et de méthane piégés par la chaleur dans l’air ont atteint les niveaux les plus élevés jamais enregistrés dans les temps modernes.

Les glaciers diminuent à grande vitesse

Les glaciers qui servent de référence aux scientifiques pour le « bilan de santé » de la planète ont reculé de plus de 1,3 mètre en un an. De plus, pour la première fois dans l’histoire, aucune neige n’a survécu à la période de fonte estivale sur les glaciers suisses.

L’année 2022 n’est cependant pas considérée comme l’année la plus chaude de l’histoire, puisqu’elle se classe au cinquième ou au sixième rang selon la méthode de mesure utilisée. Mais le rapport montre que les huit dernières années sont les huit plus chaudes jamais enregistrées au niveau mondial.

Le Royaume-Uni, la France, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, la Belgique, le Luxembourg, l’Italie, l’Allemagne, la Suisse et la Nouvelle-Zélande ont toutefois connu leur climat le plus chaud depuis le début des relevés. La Chine a connu la vague de chaleur la plus longue et la plus étendue de son histoire.

L’eau et la sécheresse ont déplacé des millions de personnes

La sécheresse en Afrique a entraîné le déplacement de plus de 1,7 million de personnes en Somalie et en Éthiopie, tandis que les inondations dévastatrices au Pakistan – qui ont laissé un tiers du pays sous l’eau à un moment donné – ont entraîné le déplacement d’environ 8 millions de personnes, selon le rapport.