
« Je m’en fiche ! I love it ! » Nous sommes en 2012, les synthés s’emballent comme des moteurs de Formule 1 et le refrain est plus crié que chanté. De la collision entre le punk et l’EDM est née une chanson pop parfaite sur le fait de larguer un homme plus âgé, un thème qui a fait écho dans les charts. Le pont dit : « You’re from the seventies but I’m a nineties bitch » (Tu viens des années soixante-dix mais je suis une salope des années quatre-vingt-dix), et « Blurred Lines » de Robin Thicke, un septuagénaire au parfum de crime sexuel, a dû céder la première place à « I love it » dès sa sortie au Royaume-Uni.
Icona Pop sera toujours associé à son mégahit magistral qui lui a permis de tourner pendant des années et d’attendre plus d’une décennie avant de sortir son deuxième album. Il est donc intelligent d’essayer quelque chose de nouveau, même si c’est dans le même domaine, c’est-à-dire de bonnes choses.
Le deuxième disque d’Icona Pop est une lettre d’amour aux boîtes à rythmes et aux basses, aux moments où le temps s’arrête sur la piste de danse, aux nuits qui deviennent des matins et des matins.
Le synthé du flirt trance « Desire » est étrangement séduisant, on a envie de le suivre comme la flûte enchantée du joueur de flûte, tout droit vers l’enfer, et après quelques cymbales rapides, une basse lourde et quelques belles gouttes, nous y sommes. Avec « Off of my mind » et son beat rond et swinguant créé avec le duo berlinois VIZE, ils deviennent deux des joyaux les plus brillants de l’album.
Mais le rythme de « Club Romantech » boite. « Fall in love » a un refrain vif et bien écrit, mais comme d’autres chansons de l’album, elle emprunte des ingrédients familiers de la house et de la techno sans être house ou techno. C’est trop pop et trop gentil.
Peut-être que c’est exactement ce que veut Icona Pop, après tout, ce sont des icônes de la pop. Mais rien que « Club Romantech » aurait gagné à laisser les chansons les plus sages à la maison et à oser investir dans un îlot plus unifié.
Comme la toute dernière chanson, « Spa ». Les cordes de la base disco tremblent tandis que la vapeur du sauna monte au maximum et que les tranches de concombre collent aux paupières. C’est bizarre, kitsch et amusant. Tout comme une bonne after-party devrait l’être.
Erik est né et a grandi à Stockholm, en Suède, où il a passé la majeure partie de sa vie avant de venir vivre en France en 2018. Il est de langue maternelle suédoise et parle couramment francais. Il a obtenu un diplôme en communication et marketing à l’Université de Stockholm. Passioné par les voyages et la culture Suédoise, il aime partager les infos et valeurs de la Suède.
