

Fredrik Reinfeldt a constamment mis l’accent sur la « stratégie d’exclusion » appliquée par la police depuis la saison dernière. Elle vise à poursuivre ou à suspendre les individus qui commettent des infractions en relation avec les matches de football.
M. Reinfeldt estime qu’il s’agit d’une bonne stratégie, mais qu’elle doit aussi pouvoir être appliquée. Après l’incident de dimanche, il faut maintenant voir combien de personnes devront répondre de leurs actes.
– Si c’est zéro, la stratégie ne fonctionne pas, si c’est dix, c’est insuffisant, si c’est cent, nous approchons du nombre de personnes impliquées, dit-il.
– Il s’agit maintenant de vérifier si nous disposons d’une stratégie d’exclusion qui fonctionne et qui mène à l’action.
Fredrik Reinfeldt attire l’attention sur que les images ne sont pas fournies par les sociétés des stades parce qu’elles se réfèrent aux lois sur la protection de la vie privée. Il signale également un éventuel problème de qualité des images des tribunes pour l’identification des personnes.
– Le problème de cette mesure est qu’elle est utilisée à l’appui de la police suédoise, ce qui oblige les procureurs à ouvrir des enquêtes pour ce qui, dans de nombreux contextes policiers, est considéré comme des infractions mineures. L’identification des infractions individuelles pose également des problèmes.
– Nous disposons d’une stratégie d’exclusion individuelle que nous n’avons pas la capacité ou la possibilité d’utiliser.
Reinfeldt souligne que les individus dans les tribunes de football qui commettent des troubles de l’ordre public ont un niveau de violence élevé. Dans le même temps, il constate une escalade des troubles de l’ordre public.
– Si nous regardons ce qui s’est passé dimanche, il s’agissait d’une action très étendue et bien préparée visant à échapper à l’identification. De l’autre côté de cette question, il y a un capital important de violence.
– Nous voyons un risque d’escalade. Les bengals ont maintenant été suivis, et ce n’est pas la première fois que nous le voyons, par des tirs de bengals. Si cela continue, nous serons bientôt dans la situation où un enfant de cinq ans sera frappé au visage par un Bengale lancé.
Le problème des tribunes n’est pas isolé au football suédois. M. Reinfeldt s’interroge sur le plafond de trois ans de suspension, conformément à la stratégie d’exclusion, par opposition aux sanctions plus longues appliquées à l’étranger.
– Nous avons un plafond de trois ans qui, à mon avis, n’a pas été utilisé. Peut-être devrions-nous nous pencher sur cette question également. En Angleterre, on considère que les suspensions plus longues ont permis de contrer les problèmes dans les tribunes. On m’a fait remarquer que la sanction est très faible par rapport à l’effort nécessaire pour trouver et identifier les auteurs de troubles de l’ordre public.
En ce qui concerne les joueurs qui ont exprimé leur compréhension pour ce qui s’est passé, Reinfeldt n’a pas de commentaire à faire. Cependant, il souligne que le problème n’est pas isolé à un seul club mais qu’il concerne l’ensemble du football suédois.
– Il s’agit de la sécurité et de l’environnement de travail des joueurs et des arbitres. Les groupes dotés d’un important capital de violence, équipés pour ne pas être identifiés, ne devraient pas pénétrer sur le terrain. Les risques encourus par les individus dans un tel environnement sont évidents.
– Tout le monde participe à la définition du cadre du football suédois. Nous choisissons parfois de penser que c’est grave, mais parfois aussi de négliger le problème.
Enfin, il s’est exprimé de sa vision des tribunes du football suédois.
– Nous voulons un public heureux. Nous voulons que le football appartienne à tout le monde. Vous devez pouvoir y assister avec vos enfants, vos amis, votre famille. Il est très important que tout le monde soit impliqué et prenne ses responsabilités, et qu’il n’y ait pas dans les stades de football d’autres règles pour ce que nous disons et comment nous nous comportons que dans n’importe quel autre endroit de la société.
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Erik est né et a grandi à Stockholm, en Suède, où il a passé la majeure partie de sa vie avant de venir vivre en France en 2018. Il est de langue maternelle suédoise et parle couramment francais. Il a obtenu un diplôme en communication et marketing à l’Université de Stockholm. Passioné par les voyages et la culture Suédoise, il aime partager les infos et valeurs de la Suède.
