La crise des CFF, qui possèdent des biens immobiliers abritant des activités publiques telles que des centres de santé, des écoles et des maisons de retraite, a conduit le conseil d’administration à étudier la possibilité de vendre tout ou partie de la société.

La question s’est alors posée de savoir si les municipalités pouvaient racheter les propriétés qu’elles avaient vendues aux CFF.

Mais Annika Wallenskog est sceptique.

– Dans ce cas, les CFF doivent proposer aux communes de les racheter, dit-elle.

– Mais les CFF vendront bien sûr à la valeur du marché et regrouperont les propriétés dans des sociétés un peu plus grandes, poursuit-elle.

Cela signifie que que le portefeuille immobilier est constitué de manière à ce que les propriétés de différentes municipalités aboutissent dans la même société – ce qui devient un obstacle pour la municipalité qui souhaite racheter ses propriétés.

– Une commune ne peut acheter que des biens immobiliers sur son territoire. Et si les CFF les regroupent dans une société, les municipalités ne pourront pas les acheter car cela est contraire à la loi sur les municipalités », explique M. Wallenskog.

Il peut aussi être coûteux pour les municipalités qui se voient offrir la possibilité de racheter des biens immobiliers. La valeur a probablement augmenté et il n’est plus aussi bon marché pour une municipalité d’emprunter qu’auparavant.

– Si je peux me permettre, je ne pense pas qu’il y aura beaucoup de rachats. En revanche, vous pouvez vous demander qui seront les acheteurs – ce sera très intéressant », déclare M. Wallenskog.

L’inquiétude que suscite est qu’un nouveau propriétaire pourrait aggraver les conditions, soit en exigeant une augmentation de loyer, soit en ayant des plans de rénovation différents de ceux des CFF.

DN a pris contact avec les CFF et a demandé à parler à Ilija Batljan, PDG et fondateur des CFF. Par l’intermédiaire du département des investisseurs de la société, DN a reçu le message qu’il n’accordait pas d’autres interviews que celles qu’il avait accordées aux agences de presse.

Dans son rapport trimestriel pour le premier trimestre, la SBB a déclaré une valeur immobilière totale de 134,4 milliards de couronnes suédoises. Cependant, la hausse des taux d’intérêt a durement touché la société et le cours de son action a chuté.

Lire la suite : Analyste : une offre pour les CFF est peu probable