– Nous devons arrêter de faire des achats pour l’environnement, mais nous ne pouvons pas arrêter de faire des achats pour l’économie.

C’est ainsi que le journaliste J.B McKinnon décrit ce qu’il appelle le « dilemme du consommateur ».

Dans son livre « The day the world stops shopping », il réalise une expérience de pensée : que se passerait-il si, du jour au lendemain, nous réduisions la consommation mondiale d’un quart ?

– Beaucoup d’entre nous possèdent plus de choses que nécessaire et n’auraient pas l’impression de sacrifier quoi que ce soit au début », déclare M. McKinnon.

Un choc pour l’économie mondiale

L’industrie manufacturière ralentirait, et il ne faudrait pas longtemps avant qu’un cultivateur de coton en Inde ne doive commencer à réfléchir à la manière de gagner de l’argent lorsque la demande occidentale de vêtements ralentira.

JB McKinnon affirme clairement qu’une réduction de 25 % de la consommation constituerait un choc massif pour l’économie mondiale. De nombreuses personnes perdraient leur emploi si aucune mesure politique forte n’était prise en même temps. Mais sa conclusion n’est pas que nous devrions continuer à faire nos courses comme avant.

– Le défi consiste à redéfinir le système de manière à éviter un désastre économique. Je ne pense pas que nous devions choisir entre une croissance perpétuelle et un retour à l’âge de pierre. Une économie à croissance plus lente présente de nombreux avantages. Beaucoup d’entre nous pourraient se rendre compte qu’ils n’ont pas besoin de travailler autant parce qu’ils ne consomment pas autant.