
Le 27 mai, la Conférence annuelle des Palestiniens européens (EPC) s’est tenue à Malmö, en Suède, dans le seul but de diaboliser injustement l’État d’Israël. La participation a cependant été inférieure aux attentes de l’EPC, après que la nouvelle se soit répandue des liens de la conférence avec l’organisation terroriste Hamas, désignée par l’UE, ce qui a poussé plusieurs parlementaires suédois à se retirer rapidement, hésitant à juste titre à ternir leur réputation en partageant une scène avec des individus liés au terrorisme.
Après des années de diffusion désinvolte de la propagande du Hamas dans toute l’Europe, le danger que représente l’EPC sera peut-être enfin pris au sérieux. Mais pour cela, la vérité sur l’EPC doit être révélée.
L’aspect le plus troublant de l’EPC est que son président, Amin Abou Rashed, est un ancien membre de la Fondation Al-Aqsa Pays-Bas, un réseau du Hamas dirigé par le chef spirituel des Frères musulmans, Yusuf Qardawi, avant sa mort. La fondation a été désignée par le département américain du Trésor comme faisant partie d’une coalition d’organisations collectant des fonds pour le compte du Hamas. Il n’est donc pas surprenant qu’Abou Rashed ait été photographié à plusieurs reprises en train d’embrasser le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, lors d’événements organisés par le Hamas.
Pour cette raison et d’autres, le ministère israélien de la Défense a désigné Abou Rashed comme terroriste en 2013. Le ministère a également désigné le secrétaire général de l’EPC, le Dr. Mazen Kahel, comme terroriste en raison de son affiliation au Hamas.
Les problèmes de l’EPC s’étendent également aux groupes qui le composent. Depuis sa première conférence annuelle en 2003, l’EPC a été organisé à plusieurs reprises par le Palestine Return Centre (PRC), basé au Royaume-Uni, un fervent défenseur du soi-disant « droit au retour » des Palestiniens, qui conduirait effectivement à la dissolution d’Israël en tant qu’État juif. Zaher Birawi, l’ancien directeur du Centre, a été désigné par Israël comme terroriste pour son implication avec le Hamas, tout comme son ancien directeur général, Majed Khalil Musa Al Zeer. En 2010, le PRC a été déclaré hors-la-loi par Israël pour avoir agi en tant qu’organe d’organisation et de coordination du Hamas en Europe.
Bien entendu, le contenu des conférences elles-mêmes est également extrêmement problématique. Parmi les orateurs invités figurent le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, Hassan Khreisheh, un parlementaire du Hamas, et Basem Naim, qui a été présenté comme le chef des départements des relations politiques et extérieures du Hamas.
Malgré les nombreux liens entre le Hamas et l’EPC, les hommes politiques européens ont presque toujours pris la parole lors de la conférence annuelle, sans trop d’opposition. Cela est probablement dû à la fausse image de l’EPC en tant qu’organisation « humanitaire » luttant pour les droits de l’homme, une tactique couramment utilisée par les groupes visant à dissimuler leurs liens avec des entités illégales.
Pourtant, cette fois-ci, la condamnation générale de la conférence a été si féroce que l’EPC et Abou Rashed ont dû tenir une conférence de presse une semaine après l’événement, en essayant d’éclairer les Européens et de prétendre qu’il n’a aucun lien avec le Hamas.
C’était la première fois que l’EPC tenait une conférence de presse sur ses activités problématiques et ses liens avec le groupe terroriste palestinien, menaçant frénétiquement quiconque oserait évoquer ses liens avec le Hamas.
Il semble que la Conférence européenne des Palestiniens (CPE) ressente enfin le contrecoup de ses actions.
Maintenant que la question des activités liées au Hamas en Europe est enfin remontée à la surface, il est temps que les autorités européennes se penchent sur l’EPC, dévoilent ses liens avec le Hamas et interdisent à l’événement de se dérouler à nouveau sur le sol européen.
Il est encore plus urgent que l’UE commence à prendre au sérieux le danger d’un réseau d’organisations liées au Hamas, comme l’EPC et le PRC. À tout le moins, les politiciens européens devraient suivre les exemples louables donnés par les parlementaires suédois qui se sont retirés de l’événement de Malmö et rejeter fermement toute relation avec ces organisations liées au terrorisme.
Anders Bjerkhoel est le directeur général du MIFF Suède. Le MIFF (With Israel for Peace) est une organisation pro-israélienne non partisane et non religieuse, active en Norvège, au Danemark, en Suède et en Islande.
Cette tribune est publiée en partenariat avec une coalition d’organisations qui luttent contre l’antisémitisme dans le monde entier. Lisez l’article précédent d’Elena Yacov et Jason Harris.
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