
Le ministère suédois des Affaires étrangères a annoncé mercredi qu’il convoquait l’ambassadeur de Russie à Stockholm, suite à des menaces concernant la candidature du pays à l’OTAN. Le ministère des Affaires étrangères a estimé que les commentaires de l’ambassadeur constituaient une « tentative d’ingérence ».
Le pays nordique a abandonné l’année dernière, aux côtés de la Finlande voisine, sa neutralité militaire et a demandé à adhérer à l’OTAN, à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022.
Qu’a dit l’ambassadeur russe ?
Dans une longue déclaration publiée sur la page Facebook de l’ambassade et intitulée « Un pas suédois vers l’abîme », l’ambassadeur a déclaré que si la Finlande et la Suède rejoignaient l’OTAN, les frontières de l’alliance avec la Russie doubleraient presque.
Il a ajouté que cela ne renforcerait pas la sécurité de l’Europe, mais ferait plutôt des nouveaux membres de l’OTAN « une cible légitime pour les mesures de rétorsion russes, y compris celles de nature militaire ».
Le ministre suédois des Affaires étrangères, Tobias Billstrom, a déclaré que son ministère convoquait l’ambassadeur russe « pour faire une déclaration claire contre cette tentative flagrante d’influence ».
La candidature commune des pays nordiques à l’adhésion à l’OTAN s’est heurtée à de nombreux obstacles, notamment en raison de querelles diplomatiques avec la Turquie et, dans une moindre mesure, avec la Hongrie. La Turquie a déclaré ce mois-ci qu’elle avait l’intention de ratifier la candidature de la Finlande, et le parlement hongrois l’a déjà approuvée, tandis que la candidature de la Suède reste en suspens.
Pour qu’un nouveau pays rejoigne l’alliance, les 30 États membres doivent approuver sa candidature à l’unanimité.
rmt/sms (AFP, Reuters)
