Une zone plus grande que l’Islande a été documentée par avion et des centaines de milliers d’images ont été utilisées pour déterminer le nombre d’animaux. Six millions d’antilopes au total.
– Quatre espèces différentes d’antilopes migrent ensemble. Le fait que différentes espèces migrent ensemble est un phénomène qui ne se produit que lors de quelques migrations, explique Joris Cromsigt, maître de conférences au département du gibier, des poissons et de l’environnement de l’université suédoise des sciences agricoles d’Umeå.
Baptisée « Grande migration du Nil », il s’agit de la plus grande migration documentée de mammifères terrestres. Elle est plus de deux fois plus importante que la Grande Migration, qui a lieu entre la Tanzanie et le Kenya et concerne deux millions de gnous, de zèbres et de gazelles.
Augmenter l’absorption du dioxyde de carbone
Les animaux qui migrent sur des centaines de kilomètres ont un impact majeur sur la productivité d’un écosystème.
– Une étude réalisée dans le Serengeti montre également que les animaux migrateurs augmentent l’absorption du dioxyde de carbone dans le sol, explique Joris Cromsigt.
L’étude a été réalisée par les autorités du Sud-Soudan en collaboration avec l’organisation de protection de la nature African Parks et avec le soutien de The Wilderness Project.
Une nouvelle source de revenus
L’objectif à long terme de cette coopération est de préserver l’écosystème, qui est important non seulement pour la faune et la flore, mais aussi pour les populations locales.
– Nous espérons pouvoir tirer des enseignements des exemples précédents et impliquer les communautés qui vivent dans le parc national et aux alentours », déclare M. Cromsigt.
Pour le Sud-Soudan, la préservation des habitats est importante pour attirer les touristes et trouver de nouvelles sources de revenus qui ne dépendent pas du pétrole, le principal produit d’exportation du pays aujourd’hui.
– Je pense également que cela peut permettre à la population d’être fière de sa patrie, dont on parle souvent dans un contexte négatif », déclare M. Cromsigt.
Le progrès dans le monde
Erik est né et a grandi à Stockholm, en Suède, où il a passé la majeure partie de sa vie avant de venir vivre en France en 2018. Il est de langue maternelle suédoise et parle couramment francais. Il a obtenu un diplôme en communication et marketing à l’Université de Stockholm. Passioné par les voyages et la culture Suédoise, il aime partager les infos et valeurs de la Suède.


