Le crime de haine est suspendu Yara (Ebla Mari) et sa famille arrivent en bus dans le comté de Durham. Nous sommes en 2016 et ils ont fui la guerre en Syrie. Les nouveaux arrivants sont accueillis avec suspicion et harcèlement par la population locale.

Ken Loach n’excuse pas le racisme, mais le replace dans le contexte des divisions de classe qui se sont développées bien avant l’arrivée des réfugiés. L’amertume s’est enracinée au fur et à mesure que la petite communauté a été démantelée après la disparition de l’industrie minière et que les maisons voisines ont été rachetées pour quelques centimes.

L’immensément productif Le vétéran Loach a déclaré que « The Old Oak » pourrait être son dernier film, et il suit la forme, le style et les thèmes qui sont devenus la marque de fabrique de ses récents drames sociaux réalistes. Il suit la forme, le style et les thèmes qui sont devenus la marque de ses récents drames sociaux réalistes : une imagerie dépouillée qui capture l’exploitation et l’injustice du point de vue des gens ordinaires.

Souvent avec un héros altruiste, cette fois l’honorable propriétaire de pub TJ (Dave Turner), qui se retrouve au milieu de la guerre culturelle alors que son pub, The Old Oak, devient le dernier lieu de rassemblement symbolique d’une communauté qui se réduit comme peau de chagrin.

Il y a beaucoup à admirer l’humanisme inébranlable de Loach, mais aussi de critiquer son approche sentimentale de la narration, avec un chien mignon qui meurt et une longue histoire à l’eau de rose. « The Old Oak » est par ailleurs un drame mesquin qui montre comment la classe ouvrière est opposée aux migrants, tandis que les investisseurs en capital-risque de Chypre gagnent de l’argent grâce à l’hébergement bon marché des réfugiés.

Il n’a pas l’humour sincère des films légers de Loach comme « The angels share », et ne parvient pas non plus à trouver les nerfs critiques de ses films plus lourds, comme le drame sur l’austérité « I, Daniel Blake ».

L’ambition est impressionnante, mais le ton tombe dans une sorte de no man’s land qui rend le résultat final presque insignifiant.