Si vous souhaitez brûler publiquement un livre saint en Suède, vous devez d’abord demander un permis. Moyennant le paiement d’une somme modique, vous êtes alors libre d’incinérer une Bible, un exemplaire de la Bhagavad Gita ou, oui, le Coran.
Comme Miranda Bryant à Stockholm raconte Michael Safi, Les lois suédoises sur la liberté d’expression, extrêmement libérales, permettent de provoquer des offenses extrêmes. Et les réactions aux récents cas de brûlages de Coran sont devenues incontrôlables. La Suède est confrontée à la pression diplomatique de l’Organisation de la coopération islamique, qui représente 57 pays. Dans le même temps, elle s’inquiète du soutien de la Turquie, qui lui permettrait de devenir un membre à part entière de l’OTAN. Sur le plan intérieur, le problème met en évidence la dépendance du gouvernement à l’égard d’un parti d’extrême droite pour continuer à fonctionner.
Iman Omer explique à Michael que pour elle et d’autres musulmans suédois, il est possible de soutenir pleinement les traditions de liberté d’expression de la Suède tout en qualifiant les brûlages de Coran pour ce qu’ils sont : des crimes de haine.
Photographie : Oscar Olsson/EPA
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