
Comment se porte l’économie suédoise ?
Pas très bien, si l’on en croit les récentes prévisions macroéconomiques de l’Institut national de recherche économique du gouvernement. Deux éléments en particulier semblent déplorables.
L’une d’entre elles – et ce n’est pas rien – est que les finances des gens ordinaires ont été considérablement aggravées par la flambée des prix et la hausse des taux d’intérêt. La mesure dans laquelle nous avons dû nous serrer la ceinture ces deux dernières années est sans précédent depuis la crise des années 1990.
L’autre élément marquant est la construction de logements. Nous assistons à un effondrement. La chute des prix de l’immobilier, l’augmentation des coûts et la hausse des taux d’intérêt ont réduit de plus de moitié le taux de construction.
Ces deux facteurs sont au cœur de la récession actuelle en Suède. L’Institut national de recherche économique estime qu’elle s’aggrave.
Il n’y a pas d’espoir ?
Si, il y en a. Il convient de mentionner que l’Institut national de recherche économique croit encore à la croissance économique l’année prochaine.
Le taux de chômage devrait passer d’un peu moins de 8 % aujourd’hui à 8,5 %. Ces chiffres sont élevés, mais il ne s’agit pas d’une crise brûlante.
En outre, certains tournants sont déjà perceptibles. Les finances personnelles des ménages s’améliorent, en grande partie grâce au ralentissement de l’inflation.
L’Institut national de recherche économique estime désormais que le taux d’inflation ne dépassera pas 1 % – bien en deçà de l’objectif de la Banque de Suède – l’année prochaine. Et que cela déclenchera une série de baisses des taux d’intérêt. Dans ce cas, ce sera un double soulagement.
Photo : Anders Wiklund/TT news agency
Faut-il le croire alors ?
Plusieurs tendances amènent les analystes à prévoir une baisse plus rapide et plus importante de l’inflation l’année prochaine.
Le NIER attire l’attention, entre autres, sur les chiffres en Europe. Ces derniers temps, il n’y a eu pratiquement que de bonnes nouvelles en matière d’inflation. Mercredi matin, deux nouvelles surprises sont venues s’ajouter à la série de chiffres positifs : les chiffres de l’inflation allemande et britannique ont été inférieurs aux prévisions. Cela indique que la baisse de l’inflation est réelle et qu’elle est forte.
Pour la Suède, souligne le NIER, il y a aussi le taux de change de la couronne. Ces derniers mois, notre monnaie s’est considérablement renforcée par rapport au dollar et à l’euro. Avec un peu de retard, cela devrait avoir un effet positif sur les prix à l’importation.
Ce qui laisse présager une poursuite de la baisse de l’inflation. Ce qui, selon les calculs de l’Institut national de recherche économique, amènera la Riksbank à commencer à réduire ses taux d’intérêt au milieu de l’été.
Erik est né et a grandi à Stockholm, en Suède, où il a passé la majeure partie de sa vie avant de venir vivre en France en 2018. Il est de langue maternelle suédoise et parle couramment francais. Il a obtenu un diplôme en communication et marketing à l’Université de Stockholm. Passioné par les voyages et la culture Suédoise, il aime partager les infos et valeurs de la Suède.

