Le contrôle des emplois subventionnés doit être rendu plus efficace. C’est ce qu’affirme l’Office national d’audit suédois dans une étude.

L’autorité, qui examine les activités gérées par l’État, souligne qu’il s’agit souvent d’emplois fictifs, de mauvaises conditions de travail et que les mesures sont accordées à des personnes qui n’y ont pas droit.

Particulièrement problématique les emplois dits de « nouveau départ » sont considérés comme particulièrement problématiques, car la rémunération est élevée et les contrôles sont moins nombreux que pour les autres aides.

Les bénéficiaires de ces programmes sont principalement les nouveaux arrivants, les chômeurs de longue durée et les personnes handicapées. Les subventions salariales sont la forme d’aide la plus courante, suivies par les emplois « nouveau départ ».

L’Office national d’audit souligne que le service public de l’emploi suédois a effectivement créé une chaîne de contrôle fonctionnelle pour contrer ces risques, mais que les différentes parties de la chaîne doivent être rendues plus efficaces. Selon l’Office national d’audit, cela concerne principalement l’administration des traitements de l’agence et les systèmes informatiques inadéquats.

« L’emploi subventionné est l’une des prestations publiques considérées comme présentant le risque le plus élevé de paiements incorrects. Le gouvernement et le service public de l’emploi suédois doivent prendre des mesures dans ce domaine », déclare Claudia Gardberg Morner, directrice de l’Office national d’audit, dans un communiqué de presse.

L’Office national d’audit recommande au gouvernement de veiller à ce que les risques liés aux nouveaux emplois soient assortis d’exigences adaptées en matière de contrôle, et de procéder à une révision du système de recouvrement des paiements incorrects, afin que le service public de l’emploi dispose des conditions lui permettant de recouvrer efficacement les prestations versées de manière incorrecte, indique le rapport.

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