La Suède a approuvé lundi l’extradition vers la Turquie d’un homme qui a déjà exprimé son soutien au PKK, un groupe militant kurde que la Turquie, les États-Unis et l’Union européenne considèrent comme une organisation terroriste.

La Turquie a refusé d’approuver la candidature de la Suède à l’OTAN en raison du soutien présumé du pays nordique au PKK et a fait pression pour que Stockholm approuve l’extradition de personnes soupçonnées d’être associées au groupe.

L’homme de 35 ans, dont le nom n’a pas été révélé, est un citoyen turc qui a été condamné en Turquie pour trafic de stupéfiants et a purgé plus de quatre ans de prison. Il s’est installé en Suède après avoir bénéficié d’une libération conditionnelle et a été arrêté en août dernier à la demande de la Turquie, et son extradition a été approuvée.

Selon AFPL’homme pense que la vraie raison de son extradition n’est pas l’accusation de drogue mais ses liens avec le Parti démocratique des peuples (HDP) pro-kurde en Turquie et parce qu’il a déjà manifesté son soutien au PKK.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et d’autres responsables turcs ont clairement indiqué qu’ils demandaient l’extradition de membres présumés du PKK en Suède comme condition à l’approbation de la candidature de Stockholm à l’OTAN.

Pour apaiser la Turquie, la Suède a également adopté une nouvelle loi antiterroriste qui criminalise la « participation à une organisation terroriste ». Cette loi et les efforts de la Turquie pour cibler les Kurdes en Suède ont déclenché des manifestations anti-OTAN qui ont eu lieu à Stockholm au début du mois.

Maintenant qu’Erdogan a remporté les récentes élections présidentielles en Turquie, les États-Unis et l’OTAN semblent redoubler d’efforts pour amener Ankara à laisser Stockholm adhérer à l’OTAN. La Suède est impatiente de rejoindre l’alliance et autorise le déploiement de troupes de l’OTAN sur son territoire avant d’obtenir son adhésion, ce qui est considéré comme un message à la Russie.