La grande banque allemande a ainsi perdu plus d’un cinquième de sa capitalisation boursière depuis le début de l’année.

La chute du cours vendredi est une réaction à la hausse rapide des prix sur le marché des « CDS » (contrats de garantie de taux d’intérêt) pour s’assurer contre les effets de la défaillance de la Deutsche Bank.

La Deutsche Bank a récemment conclu une réorganisation majeure visant à accroître la rentabilité. Mais la tourmente qui entoure son concurrent suisse Credit Suisse – qui a été sauvé de la faillite par l’UBS suisse et les autorités suisses le week-end dernier – a créé une nouvelle pression sur la grande banque allemande.

Les actions bancaires chutent sur un large front, y compris l’action d’UBS, qui perd 6,5 % à la bourse de Zurich. Les actions des banques suédoises sont également entraînées vers le bas.

La vague d’inquiétudes dans le secteur bancaire se manifeste également sur le marché obligataire, où les investisseurs, désireux de se protéger contre la chute des cours, investissent dans des placements perçus comme plus sûrs. Cela augmente considérablement la demande de titres d’État, ce qui exerce une pression à la baisse sur les taux d’intérêt.

Les rendements des obligations d’État suédoises à dix ans chutent d’environ 20 points (0,20 point de pourcentage) pour s’établir à un peu moins de 2 %, soit le niveau le plus bas depuis le début du mois de février.