
Ce sont les forces spéciales ukrainiennes qui sont à l’origine des informations selon lesquelles Bachmout est attaquée avec des bombes incendiaires qui contiendraient du phosphore blanc.
Dimanche, un deuxième film a été publié sur le compte Twitter des forces spéciales, qui montrerait également des incendies causés par des munitions inflammables.
Des substances brûlantes semblent pleuvoir du ciel et plusieurs incendies se sont déclarés dans la ville.
Le phosphore blanc contenu dans les munitions est une arme redoutée, car la substance brûle à 800 degrés dès qu’elle entre en contact avec l’air. Il est collant et difficile à enlever, et provoque de terribles brûlures chez l’homme.
Selon Joakim Paasikivi, il est probable qu’il s’agisse de pas du phosphore blanc mais d’autres métaux inflammables, comme la thermite, mais il n’y a aucune raison de douter que la Russie utilise des agents incendiaires, et qu’elle le fait maintenant.
– Les incendiaires métalliques se caractérisent par l’apparence d’un feu d’artifice, comme sur ces images. Plusieurs extraits de films le montrent. Ce n’est malheureusement pas nouveau, la Russie a l’habitude de les utiliser à de nombreuses reprises, comme à Mariupol et dans d’innombrables autres endroits, déclare Joakim Paasikivi.
La thermite brûle à 2 400 degrés et peut traverser les toits et les métaux.
Les bombes incendiaires ont pour but de provoquer des incendies et de rendre les conditions encore plus insupportables pour les soldats ukrainiens qui défendent Bashmut.

Photo : Jessica Gow/TT
En principe, il est permis en temps de guerre d’utiliser des d’armes incendiaires contre des cibles militaires, mais elles ne peuvent pas être utilisées sans discernement, c’est-à-dire dans des zones où il peut y avoir des civils.
– Si la Russie les utilise sans discernement, il s’agit d’un crime de guerre. L’Ukraine a tenté d’évacuer les civils de Bashmut, mais il n’est pas possible de garantir que tous les civils sont partis, déclare Paasikivi.
Il est difficile de dire comment les bombes incendiaires affecteront la bataille de Bashmut.
– La situation est extrêmement difficile pour les défenseurs ukrainiens. Il ne s’agit pas nécessairement d’un tournant, la question est de savoir ce qui peut brûler et comment cela les affectera.
Vendredi, l’armée privée a menacé Le chef du groupe Wagner, Yevgeny Prigozhin, a menacé que l’armée mercenaire quitterait Bashmut le 10 mai en raison du manque de munitions, dont il accuse la direction de la guerre russe.
Cela pourrait signifier que la Russie est pressée d’essayer de conquérir la ville.
Mais selon Paasikivi, il est peu probable qu’il y ait un lien entre la menace de Prigozhin et les bombes incendiaires.
– Les opérations militaires sont planifiées différemment. Cela fait partie de la guerre russe, et je pense que le conflit interne de Prigozhin avec l’état-major général a sa propre dynamique. Le fait qu’il dise qu’il va se retirer pourrait bien être un moyen de faire pression sur l’état-major pour obtenir plus de munitions.
La conclusion que l’on peut tirer, selon Paasikivi, est que la guerre ne se déroule pas aussi bien que la Russie l’espérait.
Faits concernant les munitions incendiaires
● Les agents incendiaires contiennent des substances incendiaires : phosphore blanc, thermite (mélange d’oxyde de fer et d’aluminium), électron (alliage dont le magnésium est l’ingrédient principal) ou napalm.
Des scientifiques américains ont inventé le napalm pendant la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit d’huile ou d’essence épaissie.
● Le phosphore blanc (WP) réagit violemment et s’enflamme au contact de l’oxygène de l’air, générant une lumière vive et une épaisse fumée blanche. La substance composant la fumée aspire l’eau de l’air et forme de l’acide phosphorique corrosif. Au contact de la peau, des brûlures chimiques et thermiques se forment, souvent difficiles à traiter.
Les bombes à termites sont un type de bombes à fragmentation dont les capsules sont libérées des obus à une certaine hauteur au-dessus du sol. Les capsules tombent au sol et brûlent pendant quelques minutes.
Source : NE, FOI, etc.
Erik est né et a grandi à Stockholm, en Suède, où il a passé la majeure partie de sa vie avant de venir vivre en France en 2018. Il est de langue maternelle suédoise et parle couramment francais. Il a obtenu un diplôme en communication et marketing à l’Université de Stockholm. Passioné par les voyages et la culture Suédoise, il aime partager les infos et valeurs de la Suède.
