La Riksbank maintient son taux directeur à 4,00 %, son niveau le plus élevé depuis l’automne 2008. Il est resté à ce niveau depuis septembre de l’année dernière, après huit augmentations consécutives depuis le taux zéro un peu plus d’un an auparavant.

Ils parlent eux-mêmes d’une réduction

Presque tous les analystes de marché s’attendaient à ce que le taux directeur reste inchangé. Mais l’annonce de la Riksbank comportait une nouveauté :

« Si les perspectives d’inflation restent favorables, il n’est pas exclu que le taux directeur soit abaissé au cours du premier semestre de cette année », indique le communiqué de presse.

Le message est d’une clarté inattendue et « dovish » en termes de politique monétaire. Il a été communiqué précédemment que le taux d’intérêt pourrait rester à un niveau élevé de quatre pour cent pour le reste de l’année.

« Ajustement

– Le conseil d’administration de la Banque de Suède n’a plus du tout le même son de cloche qu’en novembre. La réalité les a dépassés, mais maintenant ils se sont rattrapés et s’adaptent aux attentes du marché à leur égard », déclare Alexander Norén, commentateur économique de SVT.

Le rôle du directoire est de créer la stabilité en étant prévisible – et malgré le ralentissement de l’inflation, il a voulu envoyer des signaux indiquant qu’il y avait un risque de recul et qu’il n’était pas encore prêt à relâcher les freins.

Le taux d’inflation, selon la mesure CPIF utilisée par la Riksbank, est tombé à 2,3 % en décembre. L’objectif étant de 2 %, il reste encore du chemin à parcourir. En même temps, la récession risque de s’aggraver si un taux d’intérêt élevé est maintenu trop longtemps.

Difficile d’évaluer la situation

La situation est difficile à évaluer, notamment si l’on en croit un rapport de l’Institut national de recherche économique, qui met en garde contre une nouvelle vague de hausses de prix. En effet, les entreprises suédoises semblent avoir changé de comportement et augmentent désormais leurs prix beaucoup plus souvent qu’il y a quelques années. Cela risque d’alimenter l’inflation générée au niveau national, ce qui pourrait signifier qu’il faudra attendre la fin du mois d’août avant de procéder à une réduction des taux d’intérêt.

Cet article sera mis à jour