– Ce n’est pas que j’ai régressé l’année dernière, j’ai toujours fait de bons temps, mais il n’y avait pas ce petit plus comme l’année précédente », poursuit la jeune femme de 24 ans qui concourt à Stockholm cette semaine.

– En même temps, ce n’est pas une carrière qui va tout droit, même si c’était frustrant et difficile, comme je l’ai dit.

Hansson a pris confiance en elle samedi soir en remportant la finale du 200 mètres brasse à Eriksdalsbadet.

Son temps de 2.25.31 lui a permis de se qualifier pour les Championnats du Monde sur cette distance.

– C’était un message de forme agréable et important, déclare Sophie Hansson, heureuse.

Il y avait plusieurs explications évidentes pour expliquer pourquoi Sophie Hansson n’a pas continué à abattre ses records personnels à une vitesse vertigineuse en 2022.

Premièrement, en 2021, elle avait atteint un tel niveau qu’il n’était plus possible de couper des dixièmes. Deuxièmement, elle a terminé ses études aux Etats-Unis au printemps et s’est installée en Angleterre pour y étudier et s’y entraîner. Un changement qui nécessite un certain temps d’adaptation.

Elle a également subi une blessure qui l’a affectée.

– Au début de l’année dernière, je me suis fait une grave entorse au pied, qui est resté coincé dans ma tête », raconte Sophie Hansson.

L'ancienne médaillée d'or des championnats d'Europe Sophie Hansson dit avoir ressenti une certaine frustration l'année dernière.±


Photo : Caisa Rasmussen/TT

Le soleil brille à Stockholm, et Sophie Hansson a participé cette semaine à l’Open de natation, qui se déroule jusqu’à dimanche, devant son public.

Le dernier jour de la compétition, elle nagera le 100 mètres brasse, sa distance principale, celle sur laquelle elle a remporté la médaille d’or des Championnats d’Europe en 2021.

Comment avez-vous réussi à vous débarrasser de la frustration de l’année dernière ?

– J’ai reçu l’aide d’un psychologue sportif, qui m’a beaucoup aidée, explique Sophie Hansson.

– Et je sais que je me suis entraînée dur et que j’ai fait ce que je pouvais pour que cette saison soit bonne. En soi, c’est un gage de sécurité.

Le grand objectif de cette année est bien sûr les Championnats du monde de course longue à Fukuoka en juillet. Avant même les compétitions de Stockholm, elle avait réussi le temps de qualification pour la Coupe du monde dans le 50 mètres brasse. Samedi, elle l’a fait sur 200 mètres, et dimanche, l’objectif est de faire de même sur sa distance principale, le 100 mètres brasse.

Le grand objectif de l'année pour Sophie Hansson est le Championnat du monde de course longue au Japon en juillet.


Photo : Jessica Gow/TT

Avec le Sophie Hansson, qui a déménagé à Loughborough en Angleterre, s’entraîne pour la première fois depuis de nombreuses années avec sa grande sœur Louise.

– La façon dont je m’entraîne aujourd’hui est très différente de celle que j’avais aux États-Unis. Aux États-Unis, vous n’avez jamais vraiment eu l’occasion de vous reposer. Là-bas, on s’entraîne toujours très dur. Ceux qui y parviennent deviennent très bons. Je faisais partie de ceux qui pouvaient supporter l’entraînement intensif, mais je ne suis pas sûre que cela aurait duré à long terme », déclare Sophie Hansson.

– Comme je m’entraîne maintenant, j’ai plus de temps pour récupérer et je pense qu’à long terme, c’est plus durable. J’ai une bonne base d’entraînement grâce à mes quatre années passées aux États-Unis, ce qui me permet de passer plus facilement de la course à pied maximale à la récupération. Cependant, si je n’avais pas eu cette base, cela aurait probablement été plus difficile.

Y a-t-il des aspects de votre natation que vous avez particulièrement travaillés depuis votre arrivée à Loughborough ?

– Nous avons un système de film à couverture intégrale très cool, et je l’utilise une fois par semaine. Ensuite, nous travaillons sur les détails. Dernièrement, ce sont mes départs qui ont posé problème. Ils commencent à bien se placer à l’entraînement, mais sont encore un peu irréguliers en course.

Les sœurs Sophie et Louise Hansson s'entraînent désormais ensemble en Angleterre.


Photo : Caisa Rasmussen / TT

Même si 100 mètres reste la distance principale de Sophie Hansson, les 50 et 200 mètres brasse sont importants pour elle.

– J’ai besoin du 50 pour acquérir la vitesse du 100, et pour être capable de faire le dernier 50, j’ai besoin de l’entraînement que procure le 200. C’est donc parfait de nager les trois », explique la jeune femme de 24 ans.

Lors des championnats du monde de natation longue de l’année dernière, il ne lui a manqué qu’un centième de seconde pour atteindre la finale du 200 mètres brasse, mais elle ne s’engagera pas complètement sur cette distance difficile et stimulante.

– Il semble aussi que les choses se passent mieux sur le 200 si je ne me concentre pas sur cette distance, dit Sophie Hansson en souriant.

Faits.Sophie Hansson

Âge : 24 ans

Formation sur : Université de Loughborough, Angleterre.

Club : Helsingborgs simsällskap

La meilleure façon de nager : Brasse

Principales qualifications : Championne d’Europe du 100 mètres brasse en 2021 et du 4×100 mètres quatre nages en 2022, championne du monde en 2021 de la Coupe du monde en circuit court du 4×50 mètres et du 4×100 mètres quatre nages, médaillée d’argent du 100 mètres brasse, médaillée de bronze du 50 mètres brasse et du 4×100 mètres nage libre, championne d’Europe en circuit court en 2017 du 4×50 mètres quatre nages et du 50 mètres brasse.