Depuis que l’idée d’un canon culturel suédois a été présentée par les partis Tidö, son contenu, ses auteurs et ses fondements sont restés relativement flous.

Mais mercredi 21 décembre, les directives pour la commission qui sera chargée de cette tâche ont été présentées par la ministre de la Culture Parisa Liljestrand (M) avec Alexander Christiansson (SD), Roland Utbult (KD) et Robert Hannah (L).

L’historien Lars Trädgårdh dirige les travaux

Le gouvernement souligne que le principe d’indépendance s’appliquera aux travaux. Lars Trädgårdh, professeur d’histoire, est chargé de diriger un comité chargé de déterminer les domaines culturels à inclure.

Le comité nommera également des experts dans chaque domaine, qui décideront à leur tour des œuvres à inclure. Le public pourra également soumettre des propositions dans le cadre d’un processus de sélection qui, selon le gouvernement, sera « ouvert et inclusif ». Cependant, il appartiendra au comité de déterminer les critères à appliquer, ainsi que ce qui est « suédois ».

– Il était important pour nous qu’il ne s’agisse pas d’un projet politique idéologique », déclare Liljestrand, soulignant que le parti social-démocrate suédois (S) appelle également à des « cadres de référence communs », même si le parti s’oppose à un canon.

– Fondamentalement, je pense que nous sommes d’accord sur le fait que ces cadres sont nécessaires pour réduire la polarisation. La culture a pour mission de nous remettre en question en tant que société et de nous pousser dans nos retranchements, mais elle a aussi une énorme opportunité de nous unir, comme nous le voyons notamment en Ukraine.

Un projet éducatif

La ministre de la culture a déclaré précédemment qu’elle espérait qu’un canon culturel suédois puisse agir comme « une force unificatrice ». Cette idée a été développée lors de la conférence de presse :

– Il s’agit d’un projet éducatif destiné à tous les citoyens. L’objectif est de rendre la culture suédoise accessible à un plus grand nombre de personnes », a-t-elle déclaré.

L’objectif est qu’il soit prêt avant les prochaines élections, a déclaré la ministre de la culture, Parisa Liljestrand (M).

Jusqu’à présent, le gouvernement n’a nommé que le président du comité principal, Lars Trädgårdh. L’identité des autres membres n’est pas encore connue. Avant le 31 août 2025, la commission doit présenter un canon culturel au ministère de la Culture.

Depuis son annonce, l’idée d’un canon culturel a suscité de vives réactions dans tout le pays. Certains considèrent la proposition avec inquiétude et estiment que les politiciens ne devraient pas interférer avec les habitudes culturelles des citoyens. D’autres l’ont accueillie favorablement, estimant qu’elle peut contribuer à l’élaboration de cadres de référence communs clairs. D’autres se sont interrogés sur l’objectif même d’un tel canon.

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