L’un des journalistes blessés est le photographe indépendant Corentin Fohlen, qui a été frappé à la tête par un pavé alors qu’il prenait des photos pour le quotidien Libération pendant les émeutes. affrontements à Nanterre, en banlieue parisienne. Après qu’il soit tombé au sol, plusieurs personnes ont essayé de lui prendre son casque et quelqu’un a volé l’appareil photo qu’il a essayé d’utiliser pour se défendre.

– Ce type de violence à l’encontre des journalistes n’est pas nouveau, mais il est plus grave que jamais en France », a-t-il déclaré à Culture News.

« Nous considérer comme l’ennemi »

En tant que photographe, il a voyagé dans le monde entier pour couvrir les grandes actualités internationales. Il a documenté la guerre en Afghanistan, les révolutions en Égypte et en Libye et les manifestations politiques en Ukraine en 2014, pour n’en citer que quelques-unes.

– Documenter les émeutes en France est beaucoup plus difficile qu’en Afghanistan et en Ukraine, par exemple. Il y a une grande méfiance à l’égard des journalistes ici, beaucoup nous considèrent comme des ennemis et disent qu’ils ne veulent pas nous parler. Ils disent que nous déformons ce qu’ils disent.

Il ajoute que la caméra semble agir comme un déclencheur pour beaucoup.

– Ce n’est pas le fait que nous prenions des photos qui dérange, mais ce que nous représentons. Beaucoup de gens nous assimilent, nous les journalistes, aux autorités. Ils pensent, à tort, que nous faisons les affaires des autorités.

Ligne directe

A Nanterre, un journaliste du Figaro a également été agressé et un groupe de dix personnes a agressé deux journalistes, l’un d’eux si gravement qu’il a dû être hospitalisé.

Dans la ville de Besançon, au moins deux journalistes ont été agressés. L’un d’eux a reçu un coup de pied de biche à la tête qui a nécessité sept points de suture. Une autre a reçu un coup à la tête qui a brisé son casque.

Reporters sans frontières condamne les attaques contre les journalistes et a ouvert une ligne téléphonique sept jours sur sept pour répondre aux besoins urgents des journalistes qui couvrent les troubles en France. Elle permet aux journalistes de signaler les violences et les violations dont ils ont été victimes, de bénéficier d’une assistance juridique et psychologique, d’une aide pour emprunter des équipements de protection et d’une formation à la sécurité.