Nous sommes à Dublin à la fin des années 60 et les femmes au foyer reniflent les enfants et prient la Vierge Marie tandis que leurs hommes travaillent dur et/ou sont assis au pub. Chrissie (Laura Linney) revient ici après 40 ans passés aux États-Unis pour enterrer sa mère. Le retour de Chrissie ouvre immédiatement toute une série de plaies non cicatrisées et qui démangent. Il s’agit de questions d’honneur catholiques sur les jeunes amours, les grossesses interdites et le deuil.

Kathy Bates joue le rôle de la l’ancienne meilleure amie Eileen, Maggie Smith la mère du jeune amour de Chrissie et la jeune et jolie Dolly (Agnes O’Casey) dont la grande tristesse est que son fils ne peut pas, ou ne veut pas, parler.

Il se trouve que ces quatre femmes partent en voyage de groupe à Lourdes. La ville française où la Vierge Marie elle-même est apparue dans une grotte au 19e siècle et où l’on dit que l’eau est curative. L’espoir est que les enfants silencieux se mettent à parler, qu’une grosseur dans la poitrine disparaisse et que la réconciliation soit possible.

Kathy Bates est amère à l’égard de Le film « Miracle Club » est étonnamment prévisible. Les cinéastes ne doivent pas toujours réinventer la roue, mais ils devraient au moins s’efforcer de laisser une trace, n’est-ce pas ? Surtout avec la phénoménale brochette de Bates, Linney et Smith. Ici, la forme est tout droit sortie d’un feel-good pulpeux : les idiots deviennent gentils, les timides vivent leur vie, et il semble n’y avoir aucune limite au nombre de fois où les ficelles peuvent recommencer.

Le miracle se trouve, bien sûr, dansLe miracle n’est pas celui que l’on attendait et, bien sûr, la rédemption arrive. Le film aborde légèrement l’histoire sombre du carcan du catholicisme et des ordres diaboliques de religieuses qui volaient les enfants illégitimes et forçaient les femmes à travailler comme esclaves dans les « Magdalene laundries » (laveries de la Madeleine) jusque dans les années 1990.

Bien sûr, « Miracle Club » se veut sympathique et rédempteur. Mais les ombres auraient pu s’attarder un peu plus longtemps, ne serait-ce que pour rendre la lumière plus claire. Le plaisir principal réside dans l’interprétation par Kathy Bates de la grincheuse Eileen et de son réveil brutal lorsqu’elle se rend compte de la faiblesse des statistiques miraculeuses de Lourdes.