Le manque de soutien de la part du peuple suédois a été la cause de l’échec de plusieurs candidatures olympiques suédoises.

Alors que la Suède réexamine la possibilité d’accueillir les Jeux olympiques, l’opinion publique a un léger vent en poupe. Selon un sondage d’opinion réalisé par Kantar Public à la demande du Comité olympique suédois (SOC), sept Suédois sur dix sont favorables à l’organisation des Jeux olympiques en Suède en 2030, à condition que les Jeux soient durables sur le plan environnemental et économique.

Cependant, si la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS) ouvre les portes de la Coupe du monde aux Russes et aux Biélorusses la saison prochaine, l’opinion publique pourrait devenir négative. C’est ce que craint Karin Mattsson, présidente de l’Association suédoise de ski :

– La question de la participation des Russes et des Biélorusses est incroyablement importante à relier à la question olympique. Si nous prenons une mauvaise décision à ce sujet, l’opinion publique suédoise aura du mal à se faire entendre et nos hommes politiques auront du mal à nous soutenir sans réserve », déclare-t-elle.

Karin Mattsson. Photo d'archive.


Photo : Pontus Lundahl/TT

Ouverture du Comité International Olympique (CIO) pour les Russes et les Biélorusses de participer aux Jeux olympiques de Paris 2024 et de Milan-Cortina 2026 a fait de cette question un sujet brûlant dans le monde du ski. Le 24 mai, le conseil d’administration de la FI votera sur la levée de la suspension des nations belligérantes.

Karin Mattsson dit que c’est avec des sentiments mitigés qu’elle attend ce vote :

– Dans les pays nordiques, nous avons la même opinion qu’auparavant et nous ne voyons aucun changement dans la guerre en Ukraine. Mais la situation est incertaine et il est difficile de se faire une idée de la manière dont le conseil d’administration du Fis votera.

Karin Mattsson poursuit :

– Les organisations internationales suscitent la méfiance. Lorsque le CIO prend ce genre de demi-décisions, l’image que l’on a de ce type d’événement n’est pas très bonne. L’enquête menée par le SOC la semaine dernière a donné une bonne image de la situation. Les choses évoluent dans la bonne direction. Il est nécessaire de pouvoir créer un large soutien politique. Mais pour cela, il faut que de nombreux Suédois le souhaitent.

Le 24 mai, le Fis votera sur la levée de la suspension des skieurs russes. Photo d'archives du podium russe du Tour de Ski 2021.


Photo : Alessandro Trovati/AP

La Fis est dirigée par Johan Eliasch, président suédo-britannique.

– Je suppose qu’il (Johan Eliasch) tire ces conclusions. Il est suédois, parle suédois et, je suppose, suit nos médias dans une certaine mesure », déclare Karin Mattsson.

TT a sollicité Åsa Edlund Jönsson, secrétaire générale du Comité olympique suédois (SOC), et le président Hans von Uthmann.

Faits.Projets olympiques en Suède en 2030

Le Comité olympique suédois (SOC), le Comité paralympique suédois (SPK) et la Confédération suédoise des sports (RF) ont lancé une étude de faisabilité sur une éventuelle candidature olympique en 2030.

La région de Stockholm devrait être le centre principal. Des sports tels que le hockey sur glace, le patinage artistique, le curling et le short track sont prévus.

D’autres sites sont prévus :
Falun : Ski de fond, saut à ski et combiné nordique (aucun pendant les Jeux paralympiques).
Östersund : Biathlon pendant les Jeux Olympiques. Également ski de fond pendant les Jeux paralympiques.
Åre : Ski alpin et ski acrobatique.

Selon le plan, aucun nouveau stade ne sera construit en Suède.

Pour l’instant, il n’est pas évident d’organiser des villes pour, par exemple, le patinage et la luge. Selon DN, le groupe de projet est en pourparlers avec Sigulda en Lettonie, entre autres.

L’étude de faisabilité suédoise sera achevée le 1er juillet. Il sera alors décidé si la Suède entrera dans la phase de dialogue avec le Comité international olympique (CIO).

Aujourd’hui, il n’y a pas de campagne pour accueillir les Jeux olympiques, mais l’organisateur est désigné par le CIO après des études et des dialogues préliminaires.

La Suisse est le contre-candidat le plus clair à l’heure actuelle. Elle a entamé un dialogue avec le CIO et devance ainsi la Suède dans le processus. Salt Lake City et Vancouver ont également manifesté leur intérêt.