À un peu plus d’un an des Jeux olympiques d’été de 2024 à Paris, on ne sait toujours pas si les athlètes russes et biélorusses seront autorisés à participer et, le cas échéant, sous quel drapeau.

Le ministre des sports du gouvernement suédois, Jakob Forssmed, n’est pas impressionné par la manière dont le CIO a traité la question.

– Le CIO a fait une bonne chose en mettant les pieds dans le plat dès le début et en disant qu’il ne voyait pas comment ils pourraient participer. Mais maintenant, il a commencé à faire preuve de souplesse et s’est ouvert à la participation sous certaines conditions, a déclaré M. Forssmed alors qu’il se rendait à la réunion d’aujourd’hui avec d’autres ministres des sports de l’UE.

– Le CIO a également renvoyé la balle en disant que c’est maintenant à toutes les fédérations de commencer à prendre position. Ce n’est pas une bonne chose. Elle conduit à la division dans le monde du sport et ne clarifie pas ce qui s’applique, déclare Forssmed à Bruxelles.

Un drapeau neutre ?

Les négociations européennes d’aujourd’hui n’en sont encore qu’au stade de la discussion. On ne sait pas quelles seront les conséquences à l’avenir. Les pays de l’UE se sont contentés jusqu’à présent d’envoyer leur point de vue par lettre au CIO – presque avec enthousiasme, même si la Hongrie s’est distinguée en ne voulant pas signer.

Forssmed doute manifestement de la possibilité d’une solution avec un drapeau neutre.

– Les athlètes russes sont très souvent soutenus par l’État, souvent employés par l’armée. Comment obtenir cette neutralité ? » demande le ministre, en évoquant une autre possibilité pour les Russes qui souhaitent toujours participer aux compétitions.

– Si vous êtes un transfuge, vous avez toujours la possibilité de concourir pour l’équipe des réfugiés. Cette possibilité existe également pour les athlètes russes, déclare M. Forssmed.

ARCHIVES : Christophe Dubi, président du CIO : pourquoi les athlètes russes peuvent à nouveau participer aux Jeux olympiques (19 février 2023)

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Christophe Dubi du CIO ne veut pas spéculer sur ce qui est nécessaire pour que Maria Lasitskene et les autres athlètes russes puissent concourir sous un drapeau neutre lors des prochains Jeux Olympiques. Photo : David J. Philip AP/TT