Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a annoncé mercredi qu’il avait convoqué une réunion de hauts responsables de la Turquie, de la Suède et de la Finlande le 6 juillet pour tenter de surmonter les objections turques à l’adhésion de la Suède à l’organisation militaire.

Cette réunion est un ultime effort de la part de Stoltenberg pour que le pays nordique se tienne dans les rangs de l’OTAN en tant que membre lors d’un sommet majeur le mois prochain. Il s’agirait d’un moment hautement symbolique et d’une autre indication de la façon dont la guerre de la Russie en Ukraine pousse les pays à rejoindre l’alliance occidentale.

« Le moment est venu d’accueillir la Suède en tant que membre à part entière de l’OTAN », a déclaré M. Stoltenberg aux journalistes en annonçant la date de la réunion. Les ministres des affaires étrangères, les chefs des services de renseignement et les conseillers en matière de sécurité de la Turquie, de la Suède et de la Finlande, qui ont rejoint l’OTAN en avril, participeront aux discussions à Bruxelles.

L’élargissement de l’OTAN nécessite l’accord unanime de tous les membres. La Turquie accuse la Suède d’être trop indulgente à l’égard des groupes qui, selon Ankara, représentent une menace pour la sécurité, notamment les groupes kurdes militants et les personnes associées à la tentative de coup d’État de 2016.

Craignant d’être prises pour cible par Moscou après l’invasion de l’Ukraine par la Russie l’année dernière, la Suède et la Finlande ont abandonné leurs positions traditionnelles de non-alignement militaire pour chercher à se protéger sous le parapluie de sécurité de l’OTAN.

La Hongrie retarde également son approbation de la candidature de la Suède, mais n’a jamais clairement exprimé publiquement ses préoccupations. Les responsables de l’OTAN s’attendent à ce qu’elle fasse de même une fois que la Turquie aura levé ses objections.