L’inflation CPIF – la mesure utilisée par la Riksbank – a chuté de 3,6 pour cent à 2,3 pour cent. Il s’agit du niveau le plus bas depuis juillet 2021 et il est très proche de l’objectif de 2,0 % fixé par la Riksbank pour l’inflation.

Est-il temps pour la Riksbank d’abaisser le taux d’intérêt ?

Il ne faut pas compter là-dessus. Le CPIF est l’un des nombreux indicateurs utilisés pour mesurer l’inflation. Il correspond à l’indice des prix à la consommation (IPC) à un taux d’intérêt fixe et représente simplement l’inflation lorsque les effets des changements de taux d’intérêt de la Riksbank ont été exclus.

Il existe une autre mesure que l’on qualifie généralement d’inflation sous-jacente. Il s’agit du CPIF-XE, qui exclut les effets de la variation des prix de l’énergie. Il montre que la baisse de l’inflation a été très modérée entre novembre et décembre, passant de 5,4 à 5,3 %.

L’IPC est passé de 5,8 % en novembre à 4,4 % en décembre. En d’autres termes, la baisse des prix de l’énergie, par rapport à décembre 2022, est la principale raison de la baisse de l’inflation. D’autres biens et services sont devenus plus chers. Par conséquent, il faudra probablement attendre un certain temps avant que la Riksbank ne réduise le taux d’intérêt.

Que faut-il donc pour que la Riksbank réduise le taux d’intérêt ?

Qu’elle voie clairement que l’inflation n’est pas seulement en train de baisser, mais qu’elle est aussi durablement proche de l’objectif. Dans ce cas, on peut s’attendre à ce que le conseil d’administration se prononce en faveur d’une première baisse des taux. Les prévisions concernant la date à laquelle cela se produira vont de mai de cette année à un peu plus tard dans l’année prochaine.

Le taux directeur de la Riksbank a rapidement augmenté. La baisse sera-t-elle aussi rapide ?

Certains prévisionnistes pensent que c’est le cas et qu’il y aura une série de baisses de taux d’intérêt par paliers de 0,25 point de pourcentage à la fois.

Mais ils s’accordent sur un point : le taux directeur ne sera pas ramené à 0 comme il l’était avant le début des hausses de taux au printemps 2022. Ils prévoient un taux directeur d’environ 2,5 %, mais seulement vers la fin de l’année prochaine.

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