Dans une émission supplémentaire diffusée par Rapport en relation avec l’attaque terroriste du Hamas le 7 octobre, une description historique du conflit israélo-palestinien depuis 1948 a été donnée. Le reportage a été signalé à la Commission de contrôle, qui le condamne maintenant parce qu’il est considéré comme contraire à l’exigence d’impartialité.

– C’est grave et nous en tirons les leçons. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a eu plus d’une centaine de plaintes depuis le début de la guerre, et que c’est la première fois que nous sommes condamnés », déclare Karin Ekman, directrice des programmes par intérim et éditrice du journal télévisé national de SVT.

L’émission était unilatérale

Dans sa décision, la commission de révision écrit que le récit historique de l’émission était partial, car les informations sur l’occupation des territoires palestiniens par Israël et la politique de colonisation israélienne étaient absentes.

Pourquoi les informations sur l’occupation et les colonies n’ont-elles pas été incluses dans le programme ?

– Il s’agissait d’une tentative de présenter le contexte en 90 secondes environ et cela n’a pas été bien fait. Je pense que c’est difficile dans un conflit aussi compliqué et profond et que ce n’est pas du journalisme qui devrait être fait trop rapidement », déclare Mme Ekman.

La commission a déjà autorisé huit reportages sur la même guerre, et plusieurs autres cas sont actuellement sur la table. Le reportage du 7 octobre est la première publication à être condamnée.

Au total, 530 plaintes concernant la guerre en Israël et à Gaza ont été soumises pour examen, ce qui a donné lieu à 135 affaires.

Plus de plaintes auprès du Médiateur des médias

Le médiateur des médias, auquel les citoyens peuvent s’adresser s’ils se sentent offensés ou montrés du doigt par une publication dans un journal, à la radio ou à la télévision, a également reçu de nombreuses plaintes depuis le début de la guerre.

Selon le médiateur des médias, Caspar Opitz, il s’agit souvent de personnes qui se sentent visées pour avoir pris position en faveur d’un camp dans le conflit. Actuellement, le médiateur travaille sur une dizaine de cas liés à Israël et à Gaza.

– Il y a eu des soutiens de célébrités et autres, et un débat animé sur la question de savoir de quel camp on s’est distancié. Ce débat a suscité de nombreuses plaintes auprès de nous, de la part de personnes qui s’estiment lésées par les publications », explique Caspar Opitz.