Kenzaburo Oe est décédé le 3 mars et la famille a déjà organisé les funérailles, annonce l’éditeur qui le décrit comme « une voix libérale de premier plan au Japon qui a défié le conformisme de la société moderne ».

Oe a reçu le prix Nobel en 1994 pour avoir « créé avec une puissance poétique un monde imaginaire où la vie et le mythe sont condensés en une image choquante de la condition humaine dans le présent ». Son écriture a été influencée par Jean-Paul Sartre et l’existentialisme, mais aussi par Rabelais. Il décrit son travail comme une sorte de « réalisme grotesque ».

Percée dans les années 60

Kenzaburo Oe a percé en 1964 avec le roman « Mardrömmen », qui s’inspire de sa propre expérience de père d’un fils handicapé. Parmi ses romans en suédois figurent également « Tid för fotboll » (1965) et « M/T and the Story of the Wonder of the Forest » (1986).

Il était également actif en tant que débatteur social. Lorsque le Japon a décidé de redémarrer les réacteurs nucléaires après la catastrophe de Fukushima, il a plaidé en faveur de l’abandon progressif de l’énergie nucléaire, à l’instar de l’Allemagne.