Le contenu du projet est désormais bien connu : le gouvernement a accepté d’autoriser l’administration suédoise des transports à construire la voie ferrée de 66 kilomètres entre les deux plus grandes villes de l’ouest de la Suède pour un montant de 43,5 milliards d’euros en 2021.

Mais il y a trois semaines, les négociations entre la région Västra Götaland, l’administration suédoise des transports et les municipalités concernées par le tracé ont échoué. L’accord que le gouvernement juge nécessaire pour aller de l’avant n’a pas pu être conclu.

La municipalité de Härryda, avec Mölnlycke, estime que la principale proposition étudiée par l’administration suédoise des transports et soutenue par les autres partis affecterait un trop grand nombre de résidents de la municipalité.

Et comme aucune gare n’est prévue à Mölnlycke dans le cadre du nouvel accord, la municipalité estime que l’accord précédemment conclu avec l’État dans le cadre de la négociation dite « de Suède » est rompu par l’État, alors que cet accord prévoyait une gare à Mölnlycke.

Mais la position de Härryda a été largement contestée par d’autres partis locaux, qui estiment que l’objection d’une municipalité risque désormais de voir le gouvernement prendre l’argent et le transférer à un projet complètement différent dans une autre partie du pays.

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Photo : VGR

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Photo : Henrik Isaksson/TT

Le conseil d’administration de la région de Västra Götaland prendra bientôt une décision sur une lettre adressée à l’administration suédoise des transports, qui conclura que le gouvernement devrait prendre la décision très inhabituelle de procéder sans la participation de Härryda. Cette décision est possible en vertu de la loi sur les intérêts nationaux, et le conseil d’administration du comté prend alors en charge la planification locale.

Dans le projet de décision la région écrit qu’elle « note » que l’option de construction 2b (complétée par quatre voies au lieu de deux sous l’aéroport de Landvetter, qu’elle est prête à financer localement), « est conforme aux priorités de 48 municipalités de Västra Götaland ».

Par conséquent, écrit encore la région, « l’évaluation globale » est qu' »il y a un large consensus » pour demander à l’État de poursuivre avec l’option 2b.

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Photo : Administration suédoise des transports

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Photo : Anna Sigvardsson Högborg

Mais le conseil municipal de Härryda a décidé jeudi de se battre et demande donc au gouvernement de nommer un « négociateur neutre ayant pour mandat de donner des missions d’enquête afin d’obtenir une bonne base factuelle, de connaissance et de prise de décision ».

La lettre, signée par Per Vorberg (M), président du conseil exécutif municipal, est modeste dans son ton :

« Le travail n’a pas été structuré et ne constitue en aucun cas une négociation. Il s’est plutôt agi de discussions générales, avec peu de données et des données insuffisantes pour progresser, et l’administration suédoise des transports s’est contentée d’écouter. Au lieu de trouver des solutions, on a abouti à des impasses », écrit-il.

Ces deux lettres différentes signifient que le ministre de l’infrastructure et du logement, Andreas Carlson, devra bientôt se prononcer sur une question pour laquelle l’ouest de la Suède attend la réponse finale de l’État depuis une vingtaine d’années.