
CNN
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Le président turc déclare que son gouvernement va commencer à ratifier la demande d’adhésion de la Finlande à l’OTAN, ouvrant ainsi la voie à l’adhésion du pays à l’alliance de sécurité après des mois de retard.
Recep Tayyip Erdogan a fait cette annonce aux côtés du président finlandais Sauli Niinistö, déclarant que la Finlande avait pris des « mesures concrètes » pour répondre aux préoccupations concernant les groupes que la Turquie considère comme des organisations terroristes.
La Finlande a annoncé son intention d’adhérer à l’OTAN en mai 2022, en même temps que la Suède, après que l’invasion de l’Ukraine par la Russie a poussé les deux pays à abandonner leur statut de non-alignés.
Cette décision a constitué un revers pour Moscou, la guerre en Ukraine ayant déclenché le type d’élargissement de l’OTAN que la Russie avait envahi pour empêcher l’Ukraine.
Les candidatures de la Finlande et de la Suède ont été accueillies favorablement par la quasi-totalité des dirigeants de l’OTAN, mais selon les règles de l’OTAN, un seul État membre peut opposer son veto à l’adhésion d’un nouveau candidat.
Le président turc Erdogan a jeté un pavé dans la mare en déclarant qu’il ne voyait pas d’un bon œil l’adhésion des deux pays à l’OTAN, les accusant d’abriter des « organisations terroristes » kurdes.
« Nous avons décidé de lancer le processus de ratification parlementaire du protocole d’adhésion de la Finlande à l’OTAN », a déclaré M. Erdogan lors de la conférence de presse à Ankara.
Erdogan a déclaré qu’il pensait que l’OTAN « deviendrait encore plus forte avec l’adhésion de la Finlande ».
« C’est une très bonne nouvelle », a ajouté M. Niinistö.
La bénédiction d’Erdogan lève le principal obstacle à l’adhésion de la Finlande à l’OTAN.
Par ailleurs, le parti au pouvoir en Hongrie a déclaré qu’il approuverait également l’adhésion de la Finlande. Un vote parlementaire avait été bloqué, le Premier ministre hongrois Viktor Orban accusant la Finlande et la Suède de répandre des « mensonges purs et simples » sur le bilan de son pays en matière d’Etat de droit.
Fin février, le chef de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré que la Turquie avait exprimé certaines inquiétudes concernant les candidatures de la Suède et de la Finlande, mais qu’elle était surtout préoccupée par celle de la Suède.
Vendredi, M. Niinistö a insisté pour que la Turquie réévalue la candidature de la Suède.
« J’ai le sentiment que l’adhésion de la Finlande à l’OTAN n’est pas complète sans la Suède », a-t-il déclaré.
Mais M. Erdogan a déclaré que la Turquie ne changerait pas d’approche à l’égard de la candidature de la Suède à l’OTAN si des « mesures positives » n’étaient pas prises.
La Turquie accuse la Suède d’héberger des membres de groupes terroristes, ce que la Suède dément.
