L’exercice de trois semaines, baptisé Aurora 23, réunira quelque 26 000 personnes de 14 pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la Finlande, la Pologne, la Norvège, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, l’Ukraine, le Danemark, l’Autriche, l’Allemagne et la France. C’est plus que la force militaire active suédoise combinée, a rapporté Sputnik.

« L’objectif d’Aurora 23 est d’accroître la capacité combinée des forces armées suédoises à faire face à une attaque armée contre la Suède et de contribuer à la stabilité de la région avec d’autres », a expliqué le lieutenant-colonel Henrik Larsson, responsable de la planification de l’exercice, dans un communiqué.

Les soldats participants travailleront donc à l’amélioration de la préparation de la Suède face à une attaque, à la mobilisation, ainsi qu’à des manœuvres terrestres, aériennes et maritimes de grande envergure. Le perfectionnement de l’organisation des forces armées est un autre objectif, car cela fait des années que les militaires suédois ne se sont pas exercés à diriger des brigades d’environ 5 000 soldats et officiers.

L’accent sera également mis sur la logistique au cours de l’exercice. De nouvelles méthodes de contrôle et de commandement des mouvements de troupes et de matériel seront testées. En outre, la collaboration entre les agences civiles et militaires sera également renforcée pendant l’exercice, en vue d’une action conjointe réussie en cas d’attaque sur le pays nordique.

L’exercice se déroulera dans les airs, au sol et en mer, les provinces de Skane et de Smaland ainsi que l’île baltique de Gotland étant particulièrement concernées. Des unités de toute la Suède seront impliquées, avec des cuirassés apparaissant dans les archipels de Stockholm et de Göteborg. Bien que l’exercice utilise principalement les zones d’exercice et les champs de tir des forces armées suédoises, certaines activités se dérouleront également sur des terrains privés.

Ces dernières années, la Suède s’est efforcée de renforcer sa préparation militaire. En avril 2022, le parlement suédois a décidé de porter les dépenses de défense à 2 % du PIB (contre 1,3 % en 2021), en invoquant la guerre entre la Russie et l’Ukraine comme prétexte.

En 2022, la Suède a également mis fin à sa politique historique de non-alignement militaire en demandant à rejoindre l’alliance de l’OTAN aux côtés de la Finlande voisine. Les deux voisins avaient initialement prévu d’entrer ensemble dans l’alliance, mais Helsinki a atteint cet objectif en premier, car la candidature de Stockholm s’est heurtée à la résistance de la Hongrie et de la Turquie, membres de l’OTAN.

Auparavant, la Suède a renvoyé des troupes sur l’île baltique de Gotland, autrefois démilitarisée, après que des politiciens et des experts l’eurent identifiée comme un point d’entrée possible pour une agression étrangère. Elle a également renoncé à une décision antérieure et relancé la conscription.