
Après l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, l’alliance peut faire un tour de piste bien mérité. J’ai commandé des troupes des deux pays en Afghanistan, et des forces suédoises lors de la campagne libyenne de 2011. Les pays disposent d’un personnel professionnel et motivé, équipé de superbes systèmes technologiques, allant des avions de chasse avancés aux corvettes navales furtives.
Cela risque de poser des problèmes à l’armée du président russe Vladimir Poutine, déjà très affaiblie par sa mésaventure en Ukraine. Les deux nouveaux membres ont des expériences historiques douloureuses avec la Russie. La Finlande est dotée d’une frontière de 800 miles avec l’OTAN que les Russes devront s’efforcer de défendre. Si Poutine devait envahir l’Estonie, par exemple, il risquerait désormais d’être pris de flanc par la Finlande, auparavant neutre, ce qui compliquerait sérieusement ses calculs militaires.
