&#13 ;

La Suède a convoqué dimanche l’ambassadeur par intérim de l’Iran pour protester contre l’exécution de Habib Chaab, un ressortissant suédois-iranien qui avait été reconnu coupable d’avoir dirigé un groupe séparatiste arabe accusé d’attaques en 2018, a rapporté CNN. « La peine de mort est un châtiment inhumain et irréversible et la Suède, ainsi que le reste de l’UE, condamne son application en toutes circonstances », a déclaré le ministère suédois des Affaires étrangères dans un communiqué samedi.

L’Iran a exécuté samedi un ressortissant suédois-iranien accusé d’être le fer de lance d’un groupe séparatiste accusé par Téhéran d’une série d’attaques dans le pays. Le journal judiciaire Mizan News a déclaré que Habib Chaab, le chef du groupe Harakat al-Nidal, a été exécuté samedi, le qualifiant de « cerveau » d’un attentat qui a tué 29 personnes à Ahvaz en 2018, a rapporté l’agence Anadolu.

L’Iran considère Harakat al-Nidal comme un groupe terroriste. L’UE a également condamné l’exécution d’un ressortissant suédois-iranien à double nationalité, a rapporté Anadolu Agency.

« L’Union européenne condamne avec la plus grande fermeté l’exécution en Iran du ressortissant suédo-iranien Habib Chaab et rappelle une nouvelle fois qu’elle est fermement opposée à l’application de la peine capitale en toutes circonstances », a-t-elle déclaré dans un communiqué. Elle présente ses condoléances à la famille de M. Chaab et exprime son entière solidarité avec la Suède, selon la déclaration qui précise que la peine de mort viole le droit inaliénable à la vie et qu’il s’agit du « châtiment ultime, cruel, inhumain et dégradant ».

Les exécutions ont augmenté en Iran à la suite d’un soulèvement national déclenché par la mort de Mahsa Amini, 22 ans, en septembre dernier, selon des rapports publiés par des groupes de défense des droits. Selon un rapport conjoint publié par les groupes Iran Human Rights (IHR), basé en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM), basé en France, au moins 500 exécutions ont eu lieu l’année dernière, soit une augmentation de 75 % par rapport à l’année précédente.

Cette augmentation est le moyen pour Téhéran de tenter d’effrayer les manifestants et d’empêcher toute dissidence, ont déclaré les groupes. (ANI)

(Cette histoire n’a pas été éditée par le personnel de Devdiscourse et est générée automatiquement à partir d’un flux syndiqué).