Le protagoniste est un loup marsupial desséché, conservé au Musée national d’histoire naturelle depuis 130 ans. En broyant un morceau de peau et de tissu musculaire, ils ont réussi à extraire des molécules d’ARN. Il s’agit du type de molécule qui transmet l’information de l’ADN à la protéine finie.

Une nouvelle ère pour la recherche génétique

Les connaissances antérieures sur l’ADN ancien révèlent le génome d’êtres vivants anciens. Le fait que nous puissions maintenant étudier l’ARN signifie que nous pouvons en savoir plus sur les parties de l’ADN qui étaient actives. En d’autres termes, comment les animaux vivaient et comment ils ont évolué. Mais cela ouvre également la voie à la compréhension des formes de vie qui n’ont pas d’ADN, comme certains virus.

– Les virus sont souvent transmis de l’animal à l’homme, et il serait très intéressant de comprendre ce qui se passe dans leur évolution lorsqu’ils commencent à infecter l’homme », explique le Dr Friedländer.

Un grand potentiel de développement

Pour réussir à extraire des molécules d’ARN intactes, il était important que l’animal soit séché et non traité chimiquement. En outre, l’échantillon devait être broyé en très petites particules.

– Maintenant que nous avons trouvé une méthode efficace, les chercheurs du monde entier peuvent en faire autant. Il y a des millions d’animaux séchés dans les musées sur lesquels nous pouvons prélever des échantillons », explique Marc Friedländer.

L’étude est publiée dans la revue Genome Research.