« När en man faller » est le titre du roman lyrique d’un peu plus de 600 pages de Klara Krantz. Il s’agit en grande partie de son grand-père, le journaliste Lars Krantz, qui croit avoir vu le tueur la nuit du meurtre. Il le signale à la police, mais rien ne se passe. Au fil des ans, le meurtre prend de plus en plus de place dans sa vie, jusqu’à ce qu’il perde presque tout.

– Au début, il s’agissait d’une affaire raisonnable de détective privé, mais peu à peu, l’affaire a pris l’allure d’une conspiration et a marqué le reste de sa vie. Il ne s’agit plus seulement d’élucider le meurtre, mais aussi d’avoir le sentiment d’être soi-même une victime. L’exemple ultime dans le livre est qu’il soupçonne lui-même sa femme d’être une espionne », explique Klara Krantz.

Perdre la foi

Le roman est écrit en lignes brisées et en langage poétique. Parallèlement à l’histoire de son grand-père, une histoire de couple est racontée dans le présent, où le personnage principal, Klara, est sur le point de devenir mère, alors que ses relations se dégradent.

– Ce qu’a vécu mon grand-père, c’est en quelque sorte la perte de confiance, à la fois dans le fonctionnement de la société et dans les relations proches, et cet élément est également présent dans la deuxième piste. Le personnage principal a du mal à croire que les gens qu’elle aime sont réellement là pour elle », explique Klara Krantz.

« Une blessure qui n’a pas cicatrisé

Pour Klara Krantz, le meurtre du Palme est personnel ; le roman parle d’un « traumatisme du Palme dans la famille ». Mais c’est une expérience qu’elle pense partager avec beaucoup d’autres. Il n’est donc pas étonnant que ce meurtre continue de fasciner.

– Mon grand-père a écrit quelque part que nous ne pouvons pas construire cette société tant que le meurtre n’est pas résolu. Et d’une certaine manière, il est complètement fou qu’il n’ait pas été résolu. C’est une blessure qui n’a pas cicatrisé, pourrait-on dire.