
Jimmy Spire Ssentongo est militant, caricaturiste, chroniqueur et enseigne la philosophie à l’université de Makerere et à l’université des Martyrs de l’Ouganda.
Depuis plus de vingt ans, il utilise son art pour commenter la société ougandaise.
– Les caricatures sont surtout un moyen de lutter pour la justice. Une sorte d’activisme, un moyen de parler de ce dont nous devons parler », explique Jimmy Spire Ssentongo à Culture News.
Des risques importants
En Ouganda, pays d’Afrique de l’Est, les droits et libertés de la population ont été de plus en plus restreints ces dernières années et la liberté d’expression est limitée.
Il est donc très risqué d’être caricaturiste ou satiriste.
– Certains ont été arrêtés et jetés en prison sans jugement, explique Jimmy Spire Ssentongo.
« Ayez une responsabilité »
En tant qu’universitaire dans son pays d’origine, Jimmy Spire Ssentongo estime qu’il a des privilèges qui s’accompagnent d’une responsabilité dans la défense de la population.
Bien qu’il ait été menacé et mis en danger par ses dessins, rien n’arrête son art.
– Il est facile d’atteindre de nombreuses personnes avec de petits moyens. Ils recherchent l’humour, et c’est dans l’humour qu’ils trouvent le message que je veux faire passer », explique-t-il.
Avez-vous peur d’être réduit au silence ?
– Oui, bien sûr, tout le temps. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Mais vous avez une conviction qui vous pousse à continuer.
Jimmy Spire Ssentongo a remporté le prix Janzi du meilleur dessinateur 2021 et ses dessins sont publiés dans The Observer Weekly et Radio France Internationale.
Erik est né et a grandi à Stockholm, en Suède, où il a passé la majeure partie de sa vie avant de venir vivre en France en 2018. Il est de langue maternelle suédoise et parle couramment francais. Il a obtenu un diplôme en communication et marketing à l’Université de Stockholm. Passioné par les voyages et la culture Suédoise, il aime partager les infos et valeurs de la Suède.
