Le héros littéraire Carl Hamilton est de retour aux côtés du personnage d’Erik Ponti, alter ego de Guillou. Dans ce nouveau livre, les personnages s’occupent d’abord d’arnaqueurs téléphoniques qui escroquent les personnes âgées.

Jan Guillou dit lui-même qu’il a été exposé à des tentatives d’escroquerie mais qu’il n’est jamais tombé dans le piège. Selon lui, la façon dont les fraudeurs s’expriment permet souvent de comprendre que quelque chose ne tourne pas rond.

– Je ne comprends pas comment il est possible d’être trompé par eux, dit-il.

L’Ukraine et la guerre des gangs

Le monde contemporain est également reflété dans le livre sous la forme de la guerre en Ukraine. Le protagoniste Carl Hamilton travaille d’abord à l’arrestation des fraudeurs, mais lorsque la guerre éclate, il est réaffecté au service de renseignement, ce qui lui donne l’occasion de lutter contre un autre phénomène contemporain, la criminalité des gangs.

Parallèlement, la vie quotidienne est également très présente, dans le livre Guillou raconte comment Erik Ponti, entre autres, regarde la télévision ou est agacé par les hommes politiques. Ce qu’il avait déjà fait dans son prédécesseur « Celui qui tua les anges de l’enfer ».

– Vous ne savez pas grand-chose de ce que disent les lecteurs. Mais il y a une mesure numérique, à savoir le nombre de personnes qui ont acheté le livre, et c’était suffisant pour être perçu comme bien approuvé.

Pas un auteur de romans policiers

Les histoires de tous les jours ont également été bien accueillies par la critique. Guillou pense que cela montre qu’il est un écrivain incompris.

– Les critiques littéraires me qualifient souvent d’auteur de romans policiers. J’ai écrit un roman policier il y a 15 ans et je ne dédaigne pas ce traitement. Mais lorsqu’ils me qualifient d’auteur de romans policiers, il s’agit bien sûr d’une dévalorisation. Et maintenant, ils découvrent à leur grande surprise que je connais l’histoire littéraire moderne et les différents styles.

Écoutez Guillou dans le clip pour savoir comment il pense que cette prise de conscience a ébranlé les critiques.