Selon le rapport, les nouveaux emprunteurs hypothécaires paient désormais 12 % de leur revenu net en intérêts. Est-ce beaucoup ?

Oui, c’est beaucoup. FI lui-même note qu’il a triplé depuis 2021 et c’est aussi le niveau le plus élevé que l’inspection a noté depuis qu’elle a commencé l’enquête.

Douze pour cent seulement, cela peut sembler peu, mais il y a d’autres dépenses. De nombreux nouveaux emprunteurs hypothécaires doivent amortir conformément aux exigences et même s’il ne s’agit pas d’un coût, c’est tout de même une dépense.

En outre, pour les locataires-propriétaires, il y a la cotisation à l’association qui, dans de nombreux cas, doit être augmentée parce que l’association a eu des coûts d’emprunt plus élevés. Pour les propriétaires, les coûts de l’électricité, de l’entretien et des réparations, ainsi que les taxes municipales, augmentent également.

Donc oui, le logement devient plus coûteux et la situation risque d’empirer.

Vraiment, pourquoi ?

D’une part, parce que les taux d’intérêt devraient encore augmenter et, d’autre part, parce que le rapport de FI est basé sur l’état du marché durant l’été et le début de l’automne de l’année dernière. Depuis, les taux d’intérêt ont encore augmenté.

FI écrit également dans son rapport que ses prévisions indiquent que les paiements d’intérêts pour les nouveaux emprunteurs hypothécaires représenteront 16 % du revenu net (revenu disponible) à la fin de l’année.

Quelle est la gravité de la situation pour les nouveaux emprunteurs hypothécaires ?

Selon le directeur général de FI, la grande majorité d’entre eux ont de bonnes marges et sauront gérer la situation. Mais FI s’attend à ce qu’ils réduisent leur consommation et leur épargne. Il s’agit d’ailleurs d’un phénomène général en ce moment : les ménages sont plus prudents lorsqu’il s’agit d’engager de nouvelles dépenses, ce qui affecte la consommation.

La réponse à la question est donc que la situation est vraiment sombre pour les ménages dont les marges sont de plus en plus sous pression. Cela s’applique en particulier à ceux qui ont des emprunts hypothécaires importants.

Le rapport contient-il des nouvelles ?

Oui, c’est que FI cartographie la manière dont les banques ont utilisé ce qu’on appelle la soupape. Cette soupape donne aux banques le droit de permettre à des clients particulièrement touchés d’échapper aux exigences d’amortissement pendant une période donnée. Entre septembre de l’année dernière et février de cette année, 15 000 clients ont été autorisés à utiliser cette soupape.

L’enquête sera achevée en juin de cette année.