La bataille de l’inflation a été gagnée – c’est le message clair d’un article de débat dans Expressen signé par Ulf Kristersson (M) et Elisabeth Svantesson (M).

– Étant donné que nous avons un taux d’inflation d’environ 2 %, je dirais que c’est correct – tant que rien d’inattendu ne se produit », déclare Lars Calmfors, professeur d’économie à l’université de Stockholm.

– Le CPIF se situe autour de 2 % depuis longtemps, je partage donc l’avis selon lequel la bataille de l’inflation a été gagnée », déclare Felicia Schön, économiste privée à la banque Avanza.

Pour ce qui est de l’avenir, tous deux voient une récession persistante, qui finira par se redresser.

Choisir entre réduire les taux d’intérêt et se concentrer sur la croissance

Dans l’article du débat, trois points ont été soulignés comme étant particulièrement importants pour une économie suédoise forte, l’un d’entre eux étant les « réformes pour une croissance accrue ». Il s’agit des investissements dans les infrastructures, la recherche et l’énergie.

– Le choix difficile consistera à mener une politique fiscale plus expansionniste ou à abaisser les taux d’intérêt. Il est fort probable que la politique budgétaire soit plus expansionniste et que les taux d’intérêt ne baissent pas autant », déclare Lars Calmfors.

– Nous avons besoin d’une interaction entre la politique budgétaire et la politique monétaire, la Riksbank faisant ce qu’elle peut pour garantir un niveau de taux d’intérêt d’environ deux à trois pour cent, tandis que la politique budgétaire aide les personnes les plus touchées et stimule le pouvoir d’achat », déclare Felicia Schön.

Risques géopolitiques

Et même si la bataille de l’inflation semble gagnée, il existe des facteurs de risque qui peuvent rapidement changer la situation économique.

– Il peut s’agir d’un événement international dramatique en Ukraine ou au Moyen-Orient. Selon Lars Calmfors, le risque d’une hausse des prix du pétrole demeure.