La cathédrale Sofia de Kiev a été achevée au XIe siècle et est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Au fil des ans, elle a été visitée par des voyageurs du monde entier, comme en témoignent les graffitis sur les murs de l’église. Environ 7000 inscriptions en différentes langues ont été identifiées.

Les chercheurs Gunnar Almevik et Jonathan Westin sont à Kiev dans le cadre d’un nouveau projet visant à rendre ces inscriptions accessibles, y compris sous forme numérique.

Il est en effet devenu urgent pour l’Ukraine d’essayer de préserver et de documenter le patrimoine culturel du pays, qui fait l’objet d’une destruction délibérée et systématique.

– L’UNESCO recense les destructions causées par la Russie et a dénombré plus de 300 sites culturels. Il s’agit de monuments, de bâtiments historiques, de monastères et d’églises. Il est donc clair que le patrimoine culturel est également une cible », déclare Gunnar Almevik, professeur de conservation culturelle.

À mettre à la disposition du public

Pendant un an, les deux chercheurs collaboreront avec des chercheurs ukrainiens pour documenter le patrimoine culturel à l’intention du public et des futures recherches linguistiques.

– Le patrimoine culturel peut être utilisé à des fins politiques. Mais ces graffitis témoignent également d’une certaine forme d’internationalisation ou d’échange entre différentes cultures », explique Jonathan Westin, directeur adjoint du Centre for Digital Humanities.

Voyez dans le clip ci-dessus comment la technologie laser est utilisée pour numériser le graffiti.