Recherche Il est difficile de trouver sa place dans le monde, mais pas pour Bruno. Enfant unique, il grandit avec son oncle et sa tante dans un petit village de montagne de 14 habitants. Les notions d’école, d’enfance, de ville et de carrière sont pour lui des concepts abstraits. En revanche, il sait fabriquer du fromage à partir de lait de vache frais, construire des murs en pierre et abattre des chèvres.

Pietro, le citadin solitaire qui vient au village pour l’été, voit en Bruno une liberté. Tout le contraire de l’avenir traditionnel et académique que son père avait prévu pour lui.

Mais l’amour de Pietro pour Bruno n’est pas un vain mot. Mais les parents de Pietro gâchent quelque chose lorsque, en toute bonne foi, ils proposent de ramener Bruno à Turin et de le laisser y aller à l’école. « Cela détruirait quelqu’un comme Bruno », s’écrie Pietro, désespéré. Il se rend compte, malgré son jeune âge, qu’il n’est pas possible de domestiquer la nature ou de changer la véritable vocation de quelqu’un. La tentative maladroite de ses parents aboutit à ce que Pietro et Bruno ne se voient plus pendant 15 ans.

Lorsque le destin les réunit à nouveau, bien des années plus tard, Bruno est là où il devrait être, dans les montagnes, tandis que Pietro n’a pas encore trouvé le chemin de la maison. Parcourant le monde, il se retrouve au Népal et apprend la légende des huit montagnes du monde. Certains les visitent toutes, d’autres une seule.

Que le film soit long, près de deux heures et demie, et raconté à un rythme lent, correspond certainement au thème de la nature et au fait que les personnages principaux entrent et sortent de la vie les uns des autres pendant plus de 30 ans. Mais il n’en reste pas moins qu’il est difficile de maintenir l’énergie tout au long de l’histoire.

Le film est basé sur un roman primé de 2016, ce dont il a été difficile de se détacher, ce qui est renforcé par l’utilisation d’une voix narrative parfois superflue. Surtout quand la prose de l’auteur du roman Paolo Cognetti brille au fil des lignes.

Comme lorsque le père Giovanni, scientifique, dit qu' »un glacier est la mémoire de centaines d’hivers, que la glace conserve pour nous ». De telles images, à la fois picturales et visuelles, font que le film reste gravé dans l’esprit.