
Quand Lloyd Coles Rattlesnakes », un tube des années 80 de Lloyd Coles, mon passé est bien ancré dans ma mémoire. Lorsque Television et Kim Wilde sont joués, je suis pris dans un mélange émotionnel de reconnaissance et de nostalgie d’une période qui ne reviendra jamais.
C’est ainsi que le réalisateur Mikhaël Hers, qui semble aimer regarder en arrière et créer des images animées de mouvements émotionnels vers l’avant, a été parfaitement préparé. Des drames sur l’abandon d’hier.
Dans le film précédent, le drame sur le traitement du deuil « Amanda », c’est un événement aussi spectaculaire qu’un attentat terroriste qui oblige le personnage principal à s’occuper des enfants de sa sœur décédée. Ici, un simple divorce laisse Elisabeth, incarnée par Charlotte Gainsbourg, seule avec deux adolescents et un portefeuille vide. Elle trouve un emploi étonnamment facile dans une émission de radio nocturne où elle rencontre aussi la jeune SDF Talulah, qu’elle laisse glisser sous l’aile de son instinct maternel.
« Passager ». in the night » se déroule du début à la fin de la décennie des épaulettes et traite des problèmes relationnels et de la drogue – mais ce n’est pas très dramatique. Il s’agit plutôt d’une adaptation cinématographique de l’expression « Hey, there’s a lot going on » (« Hé, il se passe beaucoup de choses »). Ou, en termes plus cinématographiques, un clin d’œil au dramaturge du quotidien Eric Rohmer. L’histoire se promène, franchit des seuils pas trop élevés, et la destination finale est à peu près celle que l’on pensait.
Ce n’est pas seulement la musique qui fait de « Passengers in the Night » une fête des années 80. Le film de Talulah contient des extraits de documentaires de l’époque, il met de l’ambiance avec la cigarette d’intérieur, Mitterrand et la Coupe du monde de football – et Talulah, avec son morceau de rock noir, sort tout droit du drame de Susan Seidelman « Susan, où es-tu ? ». (1985).
Charlotte Gainsbourg a une capacité rare à se glisser dans la peau de ses personnages, quand Charlotte chuchote, on l’écoute. C’est son portrait vivant d’une chercheuse à la croisée des chemins qui donne au film sa force et sa puissance. Sans oublier une magnifique cinématographie qui vous donne envie de prendre un train à remonter le temps jusqu’à Paris.
Erik est né et a grandi à Stockholm, en Suède, où il a passé la majeure partie de sa vie avant de venir vivre en France en 2018. Il est de langue maternelle suédoise et parle couramment francais. Il a obtenu un diplôme en communication et marketing à l’Université de Stockholm. Passioné par les voyages et la culture Suédoise, il aime partager les infos et valeurs de la Suède.
