Juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale, le jeune banquier Nicky Winton se rend à Prague pour aider les réfugiés qui ont trouvé refuge dans la ville après l’occupation des Sudètes par Hitler. Touché par tous ces enfants gelés et terrifiés, Winton entreprend de faire sortir autant d’enfants que possible et de les emmener en Grande-Bretagne jusqu’à la fin de la guerre.
L’histoire du « Schindler britannique » (en anglais) Nicky Winton est relativement peu connu, en grande partie à cause de l’humilité avec laquelle il se perçoit et perçoit le monde. Ce n’est que 50 ans après la guerre que l’on apprend que Winton a sauvé la vie de 669 enfants. Il a ensuite été fait chevalier et a reçu des médailles, et ses archives sont aujourd’hui conservées au musée de l’Holocauste Yad Vashem, en Israël.
Anthony Hopkins incarne un Winton âgé, toujours politiquement actif avec des boîtes de collecte et des lignes de soutien, un homme aimable au cœur léger qui n’essaie jamais de s’élever. Agnostique et socialiste, il se décrit lui-même lorsque, jeune banquier naïf, il tente d’expliquer son cas à la communauté juive de Prague.
Le jeune Winton est interprété par Johnny Flynn, qui non seulement ressemble étonnamment à Anthony Hopkins, mais a aussi la même attitude prudemment sympathique. L’acte héroïque est l’œuvre d’un bureaucrate ; il s’agit d’avoir des papiers en règle et de pouvoir faire la queue auprès des autorités.
Le film sur les Wintons est une histoire bien ficelée, déterminée à ne pas se mettre en travers du chemin de son protagoniste. James Hawes n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent sur le plan artistique. C’est un film qui veut rendre hommage à Winton, sans faire d’autre impression. La guerre suffit. Ce qui ressort le plus, c’est la stupide émission de télévision qui, de manière improbable, rendra Winton célèbre en 1988. Un nombre non négligeable d’enfants qu’il a sauvés sont présents dans le public, à titre de surprise.
Les retrouvailles sont parfaites sentimentale, mais je pleure plutôt lorsque les enfants de 1939 disent au revoir à leurs parents. De petites mains se tendent désespérément à travers les fenêtres du train. Parfois, il suffit de se rappeler les horreurs vécues par les gens pendant la guerre. Hier comme aujourd’hui. Chaque vie perdue est une tragédie. Et vice versa : sauver une vie, c’est sauver l’humanité tout entière.
Erik est né et a grandi à Stockholm, en Suède, où il a passé la majeure partie de sa vie avant de venir vivre en France en 2018. Il est de langue maternelle suédoise et parle couramment francais. Il a obtenu un diplôme en communication et marketing à l’Université de Stockholm. Passioné par les voyages et la culture Suédoise, il aime partager les infos et valeurs de la Suède.
