Tout est juste dans l’amour et la guerre, et le film « Napoléon » de Ridley Scott prend quelques libertés avec les faits. Par exemple, il fait tirer sur les pyramides d’Égypte avec des canons lors de l’une de ses invasions, ce qui a été critiqué par certains historiens.

Mais ces petites entorses artistiques n’enlèvent rien à la qualité du drame historique. En revanche, la cavalcade des guerres – qui sont consciencieusement répertoriées – est parfois trop importante.

J’aspire à plus de profondeur du fameux complexe de Napoléon, qui proviendrait du fait que l’empereur a été trompé par sa femme Joséphine (Vanessa Kirby).

Au-delà de l’obsession de Napoléon pour un héritier, sa vie intérieure est un mystère qui, bien qu’incarné par la performance subtile de Joaquin Phoenix, aurait pu bénéficier de plus d’espace.

Pendant la Révolution française à la fin du XVIIIe siècle, l’ambitieux enseigne Napoléon Bonaparte monte en grade. De général, il devient consul, puis empereur de France. Mais c’est surtout comme l’un des plus grands commandants de campagne du monde que Napoléon est connu.

Le film montre ses talents lors d’une reconstitution de la bataille d’Austerlitz en 1805. Napoléon a tendu un piège aux armées russe et autrichienne sur un lac gelé et le réalisateur Ridley Scott dépeint un horrible massacre où soldats et chevaux dégringolent à travers la glace grâce à la stratégie supérieure de Napoléon.

La scène est brillamment réalisée par le réalisateur vétéran Scott, âgé de 85 ans, qui est à l’aise dans le genre des « empires historiques et leur folie des grandeurs », après des films comme « Gladiator » (2000) et le sous-estimé « Le dernier duel » (2021).

Le « Napoléon » de Scott est comme prévu : massif et épique, mais il a une froideur et une distance par rapport à l’homme Napoléon qui le rendent un peu difficile à approcher.

Stanley Kubrick était obsédé par l’idée de faire son propre film sur Napoléon et il est difficile de ne pas se demander ce qu’il aurait pu faire de ce récit historique.