
Chiara Bersani souffre d’une sorte d’ostéoporose congénitale et ne mesure que 98 cm, ce qui, selon la chorégraphe elle-même, rend la rencontre entre son corps et le public hautement politique. Nous n’avons pas le droit d’interpréter, mais avec sa forte présence, Bersani nous convainc rapidement qu’elle est une créature de conte de fées enchanteresse.
Ce film de 40 minutes est à la fois émouvante et magique. La licorne se réveille, tâte doucement avec ses doigts et s’étire. Elle s’approche curieusement du public à quatre pattes et le regarde innocemment avec ses grands yeux ronds.
La licorne, habituellement très timide, est étonnamment intrépide. Elle déploie sa longue crinière et se pavane, les pattes avant en l’air. Elle rit, s’assoit sur les genoux d’un homme dans le public et le regarde dans les yeux d’un air interrogateur, comme si elle essayait de trouver sa place dans la vie.
L’œuvre de Bersani reflète la façon dont notre vision des licornes a évolué au cours des dernières décennies, passant de la représentation de l’innocence à celle de la rareté et de l’unicité.
Et tout comme son personnage, Bersani est unique mais ne correspond pas à la norme. Ainsi, lorsqu’elle restaure la licorne, elle rend hommage à tous ceux qui ne se sentent pas normaux, qui ne s’intègrent pas dans la société. C’est bien, non ?
Chiara Bersani est actuellement sur Tournée européenne. Elle s’est produite à Stockholm les 11 et 12 novembre.
Erik est né et a grandi à Stockholm, en Suède, où il a passé la majeure partie de sa vie avant de venir vivre en France en 2018. Il est de langue maternelle suédoise et parle couramment francais. Il a obtenu un diplôme en communication et marketing à l’Université de Stockholm. Passioné par les voyages et la culture Suédoise, il aime partager les infos et valeurs de la Suède.
