
Jan Guillou Le roman « Le Mal » doit être l’un des romans suédois les plus influents. Selon l’éditeur, il a été lu environ un million de fois depuis 1981.
L’histoire du violent Erik Ponti, envoyé en pension et qui brise littéralement des siècles de pennalisme malsain, a fait l’objet d’un film en 2003 par Mikael Håfström. 20 ans plus tard, TV4 et SF Studios réinterprètent l’histoire, sous la direction d’Erik Leijonborg.
La question est : pourquoi maintenant ?
Il existe des Le roman aborde des thèmes qui s’inscrivent dans notre époque : la violence des gangs, la masculinité et les muscles, la tradition et le conservatisme, la trahison de l’âge adulte.
La série est proche du roman, avec quelques changements : l’un d’entre eux est que la fille de cuisine, Marja (la Norvégienne Thea Sofie Loch Naess), fait office de narratrice et explique le sous-texte : « tout ce que nous faisons affecte quelqu’un d’autre, chaque décision que nous prenons a des conséquences sur la vie de quelqu’un. Parfois, il s’agit de quelqu’un que nous aimons.
Ce sera très clair. TV4 s’est détournée des questions complexes et a choisi de raconter une histoire aussi simple que possible. Un feuilleton presque.
Et il n’y a rien de mal à cela ! La Suède a produit de nombreux feuilletons de qualité. Ici aussi, c’est excellent. La costumière Ruta Sakalauskaite et la décoratrice Tiiu-Ann Pello ont construit un monde solide des années 50-60, habité et crédible.
Mais dans Evil » de TV4, le personnage principal Erik Ponti, interprété par Isac Calmroth, est presque dépeint comme un héros d’action des années 70 : un homme impénétrable au cœur et à la tête durs, qui parle le plus souvent quelques secondes avant de battre quelqu’un au point de le rendre méconnaissable.
Bat-il uniquement parce qu’il est lui-même battu par son beau-père (interprété par le formidable Gustaf Skarsgård) ? Y a-t-il aussi du plaisir ? Comment perçoit-il son propre pouvoir sur les garçons les plus faibles ? Peut-il ressentir de la peur, de la culpabilité ? Son silence n’offre que peu d’indices.
Ruth Vega Fernandez joue un petit rôle, celui de la mère d’Erik Ponti, mais elle le fait bien. Une scène où elle pleure sur le piano pour éviter les bruits de la pièce voisine est particulièrement poignante.
Mais les questions sont finalement plus nombreuses que les réponses. Le roman de Jan Guillou est toujours l’un des plus lus dans les écoles suédoises aujourd’hui, et il est donc difficile de savoir ce qu’une nouvelle version apportera de plus.
Erik est né et a grandi à Stockholm, en Suède, où il a passé la majeure partie de sa vie avant de venir vivre en France en 2018. Il est de langue maternelle suédoise et parle couramment francais. Il a obtenu un diplôme en communication et marketing à l’Université de Stockholm. Passioné par les voyages et la culture Suédoise, il aime partager les infos et valeurs de la Suède.
