
Le tueur professionnel John Knox doit mettre en œuvre un dernier plan complexe avant de devoir « disparaître ». Mais la pression du temps est brutale : on vient de lui diagnostiquer la maladie de Creutzfeldt-Jakob, une affection qui provoque une démence galopante.
Il s’agit de semaines, voire des mois, avant que Knox n’oublie qui il est et ce qu’il fait. Dans son petit carnet, il écrit une liste de ce qu’il doit faire, dans quel ordre.
Sang. Les cheveux. L’arme. Dites-le à Ruby. Le verre.
Malgré le parfum d’action Knox Goes Away est un film qui n’a pas de grandes prétentions. Michael Keaton est à la fois réalisateur et acteur dans le rôle de Knox, dont la vivacité d’esprit commence à se dissiper.
On sent un léger stress face à la vie, un sentiment fugace de « qu’ai-je oublié ? ». incarné par le visage hésitant de Keaton, les angles de caméra et les crises de panique dues au stress. Dérangeant, mais bien loin de l’angoisse abyssale vécue par le personnage dément d’Anthony Hopkins dans The Father.
Le plus surprenant de Knox Goes Away n’est ni l’intelligence du crime, ni la combinaison assassin/démence. Non, c’est que Knox, un homme endurci, prend son diagnostic à bras-le-corps, n’hésitant pas à parler de ce qui lui arrive ou à demander de l’aide. « Je comprends que vous ayez peur », gronde le super-vilain et vieil ami sous les traits d’Al Pacino.
Knox goes away est un film bien équilibré qui, malgré son sujet funeste, conserve la structure narrative d’un crime parfait réalisé avec une ruse sophistiquée, même si le protagoniste ne se souvient plus où il a caché les diamants ni auprès de quelle société de stockage il les a entreposés.
Tout simplement bon Le jeu d’acteur : un flic sinistre qui souffle sur le cou de Knox. Amusant avec le beau James Marsden dans le rôle désespéré et quelque peu transpirant du fils de Knox. Al Pacino joue avec assurance – contrairement aux récents Oscars – et Marcia Gay Harden offre la scène la plus puissante lorsqu’elle dit brièvement et avec retenue au revoir à son ex-mari.
Erik est né et a grandi à Stockholm, en Suède, où il a passé la majeure partie de sa vie avant de venir vivre en France en 2018. Il est de langue maternelle suédoise et parle couramment francais. Il a obtenu un diplôme en communication et marketing à l’Université de Stockholm. Passioné par les voyages et la culture Suédoise, il aime partager les infos et valeurs de la Suède.
