
Hélène et Mathieu sont un couple stable et sociable, et les favoris de leur cercle d’amis. Mais lorsque Hélène apprend qu’elle est atteinte d’une maladie pulmonaire mortelle, tout bascule. Mathieu se débat, se raccroche à la moindre paille, tandis qu’Hélène prépare sa sortie.
La réalisatrice franco-allemande Emily Atef dépeint avec sensibilité la stigmatisation, les tentatives maladroites de l’entourage pour renforcer la vie sociale, la façon dont les autres planifient le voyage de vacances alors que vous êtes sur le point d’entamer votre dernier voyage.
Films du La salle d’attente de la mort, généralement avec le cancer en scénario de feu pulsé, est un sous-genre à part entière : comédies sombres comme « Funny People » de Judd Apatow, « Days of Foam » tordu et vice émotionnel, comme le superbe « Ma vie sans moi » d’Isabel Coixet avec Sarah Polley.
Dans un genre aussi dense, il faut être unique pour se démarquer et « Hélène & ; Mathieu » n’y parvient guère. Tout suit son heureux cours cancéreux, mais c’est néanmoins un chant du cygne exemplaire, non sentimental, finement formulé, où la peur de la mort vibre juste en dessous de la surface, avec quelques accès de panique.
Le film du cancer, si on peut l’appeler ainsi, a la particularité d’être prévisible. En effet, même si notre sympathie est fortement investie dans le malade, un rebondissement soudain à la fin, où il est soudainement guéri par miracle, gâcherait toute l’expérience. La célèbre citation de Karin Boye « C’est le voyage qui compte » convient parfaitement à ce genre.
Et ici, l’effort est entièrement concentré sur Vicky Krieps, qui interprète une belle rangée de solistes dans le rôle principal, sculptant une femme de caractère qui se permet d’être égoïste, sans se contenter de répondre à l’image que les autres se font de ce à quoi un adieu devrait ressembler.
Krieps est triple acteur de cinéma en ce moment, également dans « Corset » et « Les Trois Mousquetaires », et a six autres films en préparation.
Gaspard Ulliel, qui joue Mathieu, est décédé peu après la fin du tournage. Soudainement, dans un accident de ski. Cette connaissance ajoute une nouvelle couche de tristesse à l’expérience cinématographique et renforce de manière très réelle le thème des aléas de la vie.
Erik est né et a grandi à Stockholm, en Suède, où il a passé la majeure partie de sa vie avant de venir vivre en France en 2018. Il est de langue maternelle suédoise et parle couramment francais. Il a obtenu un diplôme en communication et marketing à l’Université de Stockholm. Passioné par les voyages et la culture Suédoise, il aime partager les infos et valeurs de la Suède.
