
Le jeu vidéo est l’un des des rares artefacts culturels où l’on n’a pas besoin d’une intrigue, ni de fastidieux tronçons de transport que l’on doit repousser d’un pouce impatient pour passer au défi suivant.
C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles les adaptations cinématographiques de jeux vidéo sont rarement réussies. Comment écrire les scénarios pour les petits bouts d’intrigue que la plupart (tous ?) des joueurs perçoivent comme des pierres d’achoppement ? Il faut trouver quelque chose de nouveau, ce qui est rarement réussi, généralement une intrigue d’aventure générique qui pourrait concerner n’importe quel personnage.
L’histoire est également mince ici comme un crapaud aplati. Mais cette fois, au nom de l’égalité, ce n’est pas la princesse Peach qui sera sauvée des griffes de Bowser mais le frère vert Luigi. Et par extension, tout le Royaume Champignon.
Il y a eu quelques tentatives animées mais essoufflées de donner vie au petit plombier à l’écran. Le plus mémorable (mais pas pour ses qualités) est probablement « Super Mario bros. » de 1993, un long métrage dans lequel Dennis Hopper a joué. de 1993, un long métrage dans lequel Dennis Hopper ( !) incarne Bowser.
Mais quel est l’intérêt d’une histoire si l’on dispose de dizaines de gadgets tape-à-l’œil ? L’un des plus grands atouts de Mario est son imagination débridée, qui l’emporte sur les lois de la nature. La collaboration de Nintendo avec les créateurs d’animation Illumination garantit un peu d’humour salé à la « Silly Me ».
Je note aussi avec plaisir une attention toute particulière à l’égard des autres personnages. Oui, même Bowser montre son côté doux. Mais il subit toujours le rejet habituel de Peach et apparaît soudain comme un prototype tragique pour tous les incels du monde, il ne s’envoie jamais en l’air et veut donc mettre le feu au monde. Littéralement.
Les nombreuses scènes de poursuite sont accompagnées d’un tas de vieux tubes pop égarés (dont « Take on me » d’Aha), ce qui brise l’illusion, rend l’agitation plus claire. Gageons qu’Aha et sa bande se relanceront sur Spotify, et que les jeux Mario reviendront sur les écrans du monde entier.
Erik est né et a grandi à Stockholm, en Suède, où il a passé la majeure partie de sa vie avant de venir vivre en France en 2018. Il est de langue maternelle suédoise et parle couramment francais. Il a obtenu un diplôme en communication et marketing à l’Université de Stockholm. Passioné par les voyages et la culture Suédoise, il aime partager les infos et valeurs de la Suède.
