– Les bactéries ont réduit les émissions d’oxyde nitreux jusqu’à 95 % immédiatement après la fertilisation, explique Elisabeth Gautefall Hiis, l’une des chercheuses à l’origine de l’étude publiée dans Nature.

Il est important de réduire les émissions d’oxyde nitreux

Le protoxyde d’azote est produit lorsque les engrais riches en azote se décomposent dans le sol. Des essais en laboratoire ont déjà montré que les bactéries peuvent réduire les émissions en transformant le protoxyde d’azote en azote gazeux. Mais le fait que la méthode fonctionne aussi bien à l’extérieur a surpris les chercheurs, qui y voient un grand potentiel.

Découvrez comment les bactéries ont été testées sur le terrain en cliquant sur la vidéo ci-dessus.

L’oxyde nitreux est le troisième gaz à effet de serre le plus répandu, avec un potentiel de réchauffement près de 300 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone. Il est donc important de réduire les émissions, déclare Elisabeth Gautefall Hiis.

– La quantité d’oxyde nitreux dans l’atmosphère a considérablement augmenté depuis que nous utilisons des engrais. Le défi consiste à réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en produisant suffisamment de nourriture.

Un pas en avant, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires

Selon Sara Hallin, professeur à l’université suédoise des sciences agricoles, la méthode d’essai utilisée dans l’expérience norvégienne sur le terrain est encore loin de ce qu’il est pratiquement possible de transférer à une exploitation agricole ordinaire.

– Des travaux supplémentaires sont nécessaires pour déterminer la quantité et le mélange de bactéries et de substrats d’engrais à utiliser. Ce n’est qu’à ce moment-là que l’on pourra tirer des conclusions sur les effets.

– Mais il s’agit d’un pas en avant vers la résolution d’un problème grave, déclare Sara Hallin.