Au cours de la pandémie, il est apparu de plus en plus clairement que les personnes âgées étaient les plus touchées par le COVID-19, tandis que les jeunes enfants tombaient rarement gravement malades. La raison de ce phénomène n’a pas été élucidée, bien que des théories aient été émises sur l’effet protecteur du rhume.

Des chercheurs du Karolinska Institutet viennent de montrer que l’un des virus du rhume, OC43, qui touche souvent les jeunes enfants, entraîne probablement aussi leur système immunitaire contre le SRAS-CoV2.

– Nous avons constaté que les enfants âgés de 2 à 6 ans qui ont contracté ce virus du rhume sont également protégés contre le SRAS-CoV2, même s’ils n’y ont pas été exposés auparavant », explique l’immunologiste Annika Karlsson.

Les tests sanguins ont donné des résultats différents

Les chercheurs ont analysé 48 échantillons de sang prélevés sur des enfants avant la pandémie. Ils ont trouvé dans ces échantillons des cellules T qui réagissaient également au SARS Cov 2. Les échantillons de sang d’adultes plus âgés n’ont pas donné les mêmes résultats.

– Nous pensons qu’une infection antérieure par le virus du rhume aide les cellules T à déclencher la réponse immunitaire au SRAS-CoV2 chez les jeunes enfants. Chez les adultes plus âgés, le même effet n’a pas été observé. Cela pourrait expliquer pourquoi les enfants ne tombent pas aussi malades que les personnes plus âgées », explique Annika Karlsson.

L’étude, publiée dans la revue PNAS, pourrait déboucher sur des programmes de vaccination mieux adaptés aux enfants et aux adultes.